Inquiétude du personnel français de CityJet

PARIS, 12 juin 2019 (AFP) – Le personnel français de la compagnie aérienne irlandaise CityJet a manifesté mercredi son inquiétude après des informations concordantes semblant confirmer le non renouvellement d’un traité de sous-traitance entre Air France et leur compagnie.

CityJet opère principalement sur l’aéroport de London-City sous sa propre marque mais aussi dans le cadre d’un partenariat avec Air France, qui était son principal propriétaire jusqu’en mai 2014.

Depuis 2017, la filiale Hop d’Air France passait avec CityJet des contrats d’affrètement d’une durée d’un an. En gros, CityJet, qui assure des courts et moyens courriers, fournit les avions et les personnels, tandis qu’Air France remplit les appareils.

Or selon Jacques Favre, représentant l’intersyndicale des personnels de cabine et pilotes, ce contrat est en train d’être dénoncé même si « à ce jour aucune information officielle n’est parvenue jusqu’aux employés ».

« Les 100 employés de CityJet basés à Paris en contrat français attendent de leur ancienne maison mère Air France des propositions de reclassement décentes », a-t-il dit à l’AFP, jugeant que celle-ci faisait « preuve d’un terrible mépris vis-à-vis de ces anciens employés ».

Les organisations syndicales de CityJet dénoncent le fait que, « dans le même temps, Air France conclut des accords commerciaux avec des entreprises qui de fait délocalisent à l’étranger ».

Air France avait défrayé la chronique dans les années 2000 en proposant des contrats irlandais aux personnels de CityJet basés en France. Depuis 2008, les contrats de tous les personnels de CityJet basés en France sont des contrats français.

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