Insertion: première convention signée pour des travailleurs indépendants

PARIS, 15 juillet 2019 (AFP) – La première convention d’entreprise d’insertion par le travail indépendant (EITI), qui oeuvre au retour à l’emploi de personnes en difficulté, a été signée lundi à Paris entre l’entreprise Lulu dans ma rue et la ministre du Travail Muriel Pénicaud, a constaté une journaliste de l’AFP.

Avec le statut d’EITI, cette « conciergerie de quartier » bénéficie d’un financement de 700.000 euros de l’Etat.

Lancée en 2015, elle a recours à 750 personnes « éloignées de l’emploi » pour des services ponctuels (ménage, bricolage, déménagement…) assurés par des micro-entrepreneurs (ex-auto-entrepreneurs).

« On utilise le service de proximité comme lien social, avec une logique d’insertion des personnes », a expliqué lors de la signature Charles-Édouard Vincent, président de cette start-up.

« Je n’arrivais pas à trouver du travail. Maintenant, j’ai des horaires souples et je peux m’occuper de mes enfants », a raconté Izia, qui assure des missions de ménage ou de repassage pour cette entreprise.

Mises en place par la loi « avenir professionnel » votée en septembre 2018, qui a élargi l’insertion au travail indépendant, les EITI permettent à des personnes en situation précaire « d’exercer une activité professionnelle avec une mise en relation de clients ».

Au total, 134.000 personnes suivent actuellement un parcours d’insertion. Le gouvernement en espère « 230.000 d’ici 2022 », a indiqué lundi Muriel Pénicaud.

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