Intel Mobile: la CFE-CGC lance un appel aux repreneurs à Sophia Antipolis

NICE, 20 septembre 2016 (AFP) – Un appel à repreneurs a été lancé mardi par le syndicat CFE-CGC, majoritaire sur le site de recherche du géant américain des micro-processeurs Intel Mobile Communication à Sophia Antipolis où des négociations débutent mercredi avant la fermeture du site employant environ 360 salariés.

Quelque 360 postes, essentiellement des cadres, sont appelés à disparaître d’ici à 2018, selon la CFE-CGC qui a décidé, après des semaines de refus, d’entamer mercredi des négociations « pour obtenir les moyens nécessaires sur les indemnités et l’accompagnement », a précisé Mustapha Aqachmar, délégué CFE-CGC.

« On fait aussi appel aux repreneurs potentiels », a-t-il dit, en particulier « à toutes les sociétés qui portent un intérêt à l’innovation en électronique, les mémoires, les objets connectés, la téléphonie, le développement de logiciels embarqué, etc », selon un communiqué. « On essaie que les ingénieurs ne partent à l’étranger », a-t-il ajouté.

Sophia Antipolis est l’un des sites les plus touchés par les suppressions de postes annoncées en mars par Intel, 12.000 dans le monde, et environ 750 en France où tous les sites recherche et développement du groupe doivent fermer, près de Nice mais aussi à Nantes, Montpellier, Toulouse, Aix-en-Provence.

A Sophia Antipolis, selon M. Aqachmar, l’entreprise a notifié la fermeture aux salariés « pour mi-janvier, tout en leur proposant de rester contre une prime jusqu’en septembre 2017 ».

Contactée par l’AFP, la direction n’était pas immédiatement joignable.

Le plan social est l’un des plus importants à Sophia Antipolis depuis celui de Texas Instruments, un autre fleuron de l’économie locale qui avait déserté son site de Villeneuve-Loubet en 2013 en supprimant 517 emplois dans le développement de micro-processeurs.

Première technopole européenne, Sophia Antipolis revendique 1.350 entreprises qui emploient plus de 34.000 salariés d’une soixantaine de nationalités différentes, qui côtoient 4.500 chercheurs et 5.500 étudiants. L’informatique représente 20% des entreprises et 42% des emplois.

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