Intérim: 8.500 « CDI intérimaires » signés en deux ans (Prism’emploi)

PARIS, 8 juin 2016 (AFP) – Quelque 8.500 « CDI intérimaires », contrats permettant d’être embauché durablement par une entreprise de travail temporaire, ont été signés depuis leur entrée en vigueur en 2014, a-t-on appris mercredi auprès du patronat de la branche qui pense atteindre son objectif de 20.000 en 2017.

Depuis mars 2014, date de leur entrée en vigueur, 8.500 « CDII » ont été signés, a indiqué à l’AFP François Roux, délégué général de Prism’emploi, l’organisme patronal du travail temporaire.

« En 2017, nous estimons que nous aurons atteint notre objectif de 20.000 » (soit un peu plus de 3% des intérimaires) fixé dans l’accord de branche créant ces contrats, signé en 2013. En contrepartie de cet accord, le patronat de l’intérim avait été exonéré de la surtaxation des contrats courts instaurée par la réforme de juin 2013 sur la sécurisation de l’emploi.

Avec ce contrat, le salarié embauché touche une garantie entre deux missions, payée par l’entreprise de travail temporaire, sans s’inscrire au chômage.

L’accord de branche signé dans l’intérim comportait aussi un volet sur l’allongement des périodes d’emploi, avec la création d’un fonds de sécurisation des parcours intérimaires. « En 2015, nous avons accru de 6% les durées d’emploi, soit 1 point de plus que notre objectif », a affirmé M. Roux.

« On est donc pile dans nos objectifs de 2013 et on s’étonne des projets de taxation de l’intérim qui ne tiennent pas compte de notre bilan », a-t-il ajouté. Les syndicats qui négocient actuellement les nouvelles règles de l’assurance chômage prônent une extension de la taxation des contrats courts à tous les types de contrats, y compris l’intérim.

« On préfèrerait continuer à investir dans la sécurisation des parcours », a dit M. Roux, soulignant que le fonds de sécurisation des parcours intérimaires, financé par les entreprises d’intérim, représentait « 70 millions d’euros par an, soit plus que toute la taxation des CDD ».

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