Intrusion au siège de la CFDT: plainte déposée ce lundi, selon Berger

PARIS, 20 janvier 2020 (AFP) – La CFDT va porter plainte lundi matin après l’intrusion dans son siège vendredi d’opposants à la réforme des retraites, au cours de laquelle il y a eu « des insultes », « des crachats » et un salarié en interruption temporaire de travail, a annoncé Laurent Berger sur RMC et BFMTV.

La confédération portera plainte parce qu’il y a eu « intrusion », « violence », « insultes », « intimidation auprès de salariés », « crachat » sur salariés », a énuméré Laurent Berger, qui n’a pas réagi depuis son tweet vendredi où il annonçait que des « individus » s’étaient introduits « violemment » dans les locaux de la CFDT à Paris.

Il s’agissait d’une action de la Coordination RATP-SNCF, née aux premières évocations d’une grève illimitée, en octobre, contre la réforme des retraites.

« Ce qui s’est passé vendredi, c’est violent, c’est une forme d’agression », a ajouté M. Berger, qui a expliqué notamment qu’un des salariés a « été mis au sol » et un autre « dans la bousculade a eu un doigt abîmé avec interruption temporaire de travail ». « Il y a des salariés qui ont eu des crachats, d’autres des insultes ».

« C’est inacceptable. La CFDT, on n’est pas obligé d’être d’accord avec elle, mais dans une démocratie, on reconnait qu’elle représente 620.000 adhérents ».

« Il n’y a pas à faire une polémique entre organisations syndicales », a-t-il insisté, notant que « la plupart » des syndicats ont soutenu la CFDT.

« La CFDT est libre et indépendante. Quand elle doit critiquer le gouvernement, elle le fait (…) et surtout, elle a une capacité de proposition. Ce qui dérange peut-être, c’est que la CFDT propose, elle n’est pas dans le binaire, dans tout est parfait ou tout est pourri, elle est dans la nuance », a-t-il défendu, demandant « que la CFDT soit respectée ».

« Je n’ai aucune leçon à recevoir et les militants n’ont aucune leçon à recevoir de ces personnes », a relevé M. Berger.

Interrogé pour savoir si la confédération a perdu des adhérents en raison de son soutien à la réforme des retraites, M. Berger a répondu « non »: « Des gens partent parce qu’ils sont pas contents, d’autres arrivent ».

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