La CFDT signe l’accord de branche sur le régime des intermittents du spectacle

PARIS, 2 mai 2016 (AFP) – La fédération CFDT de la culture a signé à son tour l’accord trouvé par les organisations de salariés et d’employeurs du spectacle sur le régime d’assurance chômage des intermittents, selon un communiqué du syndicat lundi.

Cet accord, qui doit encore être accepté par les négociateurs de la Convention chômage, avait déjà été signé jeudi dernier par les fédérations CGT, FO, CFTC, CFE-CGC (salariés) et la Fesac (employeurs).

Il a donc été adopté de manière unanime par la négociation de branche inédite mise en place après la dernière crise des intermittents en 2014.

« La F3C CFDT considère que cet accord essentiel et historique n’est pas une fin en soi mais un point de départ pour continuer de faire évoluer le dispositif des annexes », indique le communiqué de la fédération.

« Cet accord professionnel, qui prévoit selon le comité d’expertise une économie globale de 100 millions d’euros, doit encore voir ses conséquences financières évaluées précisément dans tous ses détails par ce même comité afin qu’il puisse être intégré dans l’accord général d’assurance chômage », observe le syndicat.

L’accord doit respecter la lettre de cadrage financier signée par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC (mais pas par la CGT), qui impose au régime des intermittents un effort global de 185 millions d’euros d’économies par an d’ici à 2018, mais suggère que l’Etat contribue pour 80 millions à cet effort.

La fédération CFDT de la Culture ne cache pas vouloir peser avec cette signature en faveur de l’adoption de l’accord professionnel par les négociateurs de la convention.

La confédération CFDT, qui a signé la lettre de cadrage financier, attend pour sa part les chiffrages de l’Unédic, l’organisme qui gère l’assurance chômage, pour se prononcer.

« Je pense qu’il faut un régime spécifique, il ne faut pas que ce soient les salariés du privé qui financent à eux seuls la culture et il faut aussi un investissement public dans la culture. Il faut que le gouvernement assume cela », a déclaré lundi son secrétaire général, Laurent Berger, sur Europe 1.

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