La CFE-CGC, syndicat de cadres majoritairement masculin

PARIS, 7 octobre 2019 (AFP) – La CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres) est un syndicat catégoriel, représentant l’encadrement, avec une base d’adhérents majoritairement masculine. Elle occupe la quatrième place parmi les organisations de salariés dans le privé.

Fondée sous le nom de CGC le 15 octobre 1944, à l’initiative d’ingénieurs et de cadres, elle est devenue CFE-CGC en 1981, et représente les cadres, techniciens et agents de maîtrise.

Elle est surtout présente dans le secteur privé.

Aux élections professionnelles dans le secteur privé en 2017, elle a obtenu une audience de 10,69% (contre 9,43% en 2013), derrière la CGT, la CFDT et FO, et devant la CFTC.

En 2008, elle a échoué à fusionner avec l’Unsa, ce qui l’aurait transformée en syndicat généraliste.

Son principal bastion est la métallurgie, suivi de la banque et des services publics. C’est le premier syndicat chez Orange, BNP Paribas, PSA, Axa, Michelin ou la Caisse des dépôts.

La confédération revendique 147.000 adhérents cette année, contre 143.000 en 2012.

Les femmes sont minoritaires mais progressent, atteignant 32%, contre 28% en 2012.

Les ingénieurs et cadres forment le gros des troupes (60%), contre 40% d’agents de maîtrise, techniciens.

Le congrès confédéral, qui se réunit tous les trois ans, doit réélire mercredi à Deauville le trio de tête, dont François Hommeril qui rempile à la présidence. En 2016, le trio avait obtenu 90,83% des voix.

A ses côtés, Gérard Mardiné va remplacer Alain Giffard comme secrétaire général, et Jean-Philippe Tanghe sera trésorier à la place de Franck Zid.

Environ 550 délégués CFE-CGC présents au congrès vont voter.

Jeudi, ce sera au tour des huit secrétaires nationaux d’être élus pour rentrer au bureau national, dont fait partie le trio de tête. Il n’y a pas de suspense, puisqu’il y a huit candidats pour huit places. Mais une nouveauté: la parité y sera respectée, alors qu’une seule femme siège actuellement au sein du bureau.

Le congrès élira aussi, parmi 22 candidats, les 20 délégués nationaux du bureau élargi, intitulé le comité exécutif.

La CFE-CGC a été dirigée successivement par Jean Ducros (1944-1956), André Malterre (1956-1975), Yvan Charpentié (1975-1979), Jean Menu (1979-1984), Paul Marchelli (1984-1993), Marc Vilbenoît (1993-1999), Jean-Luc Cazettes (1999-2005), Bernard Van Craeynest (2005-2013), Carole Couvert (2013-2016) et François Hommeril (depuis 2016).

bow/bfa/cb