La CGT-Cheminots demande à la SNCF de « réagir » après un nouveau suicide

PARIS, 16 mai 2017 (AFP) – La CGT-Cheminots a demandé mardi à la SNCF de « réagir », après un nouveau suicide d’agent, en organisant une grande « table ronde » sur les risques psychosociaux, une demande portée depuis un mois par tous les syndicats.

« Les alertes syndicales ne sont toujours pas entendues par la direction », dénonce dans un communiqué le premier syndicat de cheminots en évoquant la disparition d’un cheminot de 37 ans, le 11 mai près d’Épinal.

« Ce nouveau drame vient s’ajouter à ceux, trop nombreux, qui ont eu lieu depuis le début de l’année », écrit-il.

La CGT-Cheminots rappelle que les quatre syndicats représentatifs au niveau du groupe SNCF (CGT, Unsa, SUD et CFDT) ont sollicité ensemble mi-avril une « table ronde sur les risques psychosociaux ».

Les syndicats mettent notamment en cause « l’organisation de la production, les moyens, les objectifs et une ambiance favorisant la répression et les pressions managériales ».

En réponse, la SNCF leur a proposé d’aborder la question au cours du prochain CNHSCT (Comité national d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), prévu le 1er juin.

« A ce jour, la direction n’a pas donné de suites concrètes et à hauteur de la situation. Pendant ce temps, les drames s’accumulent », estime la CGT, qui exige « que la direction réponde favorablement et immédiatement à la demande des quatre fédérations concernant une table ronde nationale ».

Après ce dernier suicide, SUD-rail avait estimé que « cet acte désespéré, qui fait suite à plusieurs autres, ne saurait être déconnecté d’une souffrance insupportable qui touche les cheminots-es dans leur travail ».

Le groupe, qui refuse de communiquer sur le nombre de suicides, a récemment assuré à l’AFP ne « pas constater de situation aggravée par rapport aux années précédentes ».

shu/cel/pap/ct