La CGT, plus que centenaire et premier syndicat de France

PARIS, 14 avril 2016 (AFP) – La CGT, le plus ancien syndicat français, a gardé la première place aux dernières élections professionnelles nationales en 2013, talonnée de près par la CFDT. Mais en 2014 et 2015 elle a perdu du terrain dans des bastions comme la SNCF ou la fonction publique.

Lors des élections professionnelles en 2013, la CGT a obtenu 26,77% des voix.

Elle a aussi gardé la première place dans la fonction publique, avec 23,1% des voix engrangées lors des dernières élections fin 2014. Elle y a cependant perdu du terrain (-2,3 points), de même qu’à la SNCF, la Poste, Air France, la Ratp, Orange ou SNCF.

La CGT compte 676.623 adhérents à fin 2014, en baisse de 2% par rapport à l’année précédente. La CFDT, revendique de son côté 868.600 adhérents.

Elle explique la baisse des adhésions par le chômage, la mobilité des salariés et le fait qu’une fois retraités, les ex-actifs ne se syndiquent plus. Il y avait 109.500 adhérents retraités en 2013 (115.000 en 2010).

Les hommes restent majoritaires (63%). Les 45-59 ans représentent 45,3% et les plus de 60 ans 19,1%.

Née en 1895, la Confédération générale du travail était le seul syndicat français jusqu’en 1919, date de création de la CFTC. Depuis la dernière scission, en 1947, qui vit la naissance de FO, la CGT a été dirigée successivement par Benoît Frachon (1948-1967), Georges Séguy (1967-1982), Henri Krasucki (1982-1992) et Louis Viannet (1992-1998).

Bernard Thibault, ancien leader de la fédération des cheminots, a dirigé la centrale de 1999 à 2013, avant de passer la main à Thierry Lepaon, ex-salarié de Moulinex, officiellement adoubé au précédent Congrès qui s’est tenu à Toulouse en 2013.

M. Lepaon a quitté son poste après des révélations sur son train de vie: les coûts des rénovations de son appartement de fonction, de son bureau, ainsi que le versement d’indemnités.

La direction de la CGT sera renouvelée à Marseille:

– La Commission exécutive confédérale, « Parlement de la CGT » composé de 50 membres (autant d’hommes que de femmes) sera élue par les quelque 1.000 délégués présents au congrès.

– En outre, le Bureau confédéral, composé de 10 membres (cinq hommes et cinq femmes) dont Philippe Martinez, sera aussi renouvelé lors du congrès par le Comité confédéral national (CCN), une assemblée des secrétaires généraux des fédérations et des unions départementales composée d’une centaine de membres. La liste du Bureau, issue du « Parlement », est choisie par le secrétaire général.

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