La CGT, reçue mercredi par Macron, « a bataillé » pour obtenir un rendez-vous (Martinez)

PARIS, 1 octobre 2019 (AFP) – Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a expliqué mardi qu’il avait fallu « batailler » pour que son syndicat soit reçu mercredi par Emmanuel Macron à propos de la réforme des retraites.

« Demain (mercredi), je serai à l’Élysée, reçu enfin par le président de la République », a déclaré le numéro un de la CGT, invité de LCP, précisant que la CGT avait « ferraillé » pour obtenir ce rendez-vous.

Philippe Martinez réclamait depuis plusieurs semaines un rendez-vous avec le chef de l’État pour évoquer la réforme des retraites.

« Par hasard, nous avons découvert que la CFDT, c’est tout à fait normal, a été reçue à l’Élysée il y à une dizaine de jours et que dans la même semaine il a reçu l’Unsa, un syndicat certes représentatif dans certaines entreprises mais pas au niveau national », a-t-il expliqué.

Emmanuel Macron a reçu courant septembre Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, ainsi que le numéro un de l’Unsa, Laurent Escure, deux syndicats qui ne sont pas opposés à l’instauration d’un « système universel » de retraites par points, contrairement à la CGT.

« Si l’acte 2 du quinquennat, c’est +je discute avec les syndicats que j’ai une chance de convaincre ou avec qui je partage un certain nombre de points de vue+, c’est une forme de démocratie que nous ne pouvons pas partager », a ironisé M. Martinez.

Sur le fond, il a redit son opposition à « une réforme mauvaise », précisant que la CGT allait « faire des propositions » au chef de l’État pour « défendre les régimes spéciaux », des régimes « particuliers liés (aux conditions de) travail des salariés » et « à la pénibilité ».

Plusieurs syndicats de la RATP, dont la CGT, ont appelé à une grève « illimitée » à compter du 5 décembre pour s’opposer au projet de réforme, qui prévoit un système « universel » à points à partir de 2025. Ils avaient organisé une première grève très suivie le 13 septembre.

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