La « clause Molière » va « sur les traces du Front national » (Martinez)

PARIS, 14 mars 2017 (AFP) – Philippe Martinez, numéro un de la CGT, a déclaré mardi que la « clause Molière », qui vise à imposer le français sur les chantiers par certaines régions, était « plus que » populiste et allait sur « les traces du Front national ».

« C’est la marche vers la préférence nationale », a-t-il regretté sur France Inter. « On suit les traces du Front national et c’est absolument scandaleux », a ajouté le secrétaire général de la CGT.

« C’est une clause purement électoraliste dans le cadre d’une campagne présidentielle », a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir si cette mesure était « populiste », il a répondu: « c’est plus que ça: On stigmatise les étrangers parce qu’ils ne parleraient pas assez bien français ».

M. Martinez a plutôt appelé à travailler « à des règles communes en matière de protection sociale » et de sécurité. Il a donné l’exemple des appels d’offres pour les grands chantiers dans lesquels il faudrait « poser des clauses sociales qui permettraient de faire jouer la concurrence non pas sur le dumping social mais sur l’égalité sociale ».

La clause Molière a été introduite en Ile-de-France, dans les régions Hauts-de-France, Normandie et d’Auvergne-Rhône-Alpes, est censée lutter contre la directive européenne des travailleurs détachés en imposant le français sur les chantiers dont la région est maître d’oeuvre.

« C’est un chemin dangereux et il est même dommageable et même périlleux que ceux qui se prétendent de la droite républicaine suivent ces traces-là », a insisté M. Martinez.

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