La CPME demande des aides pour « réussir le déconfinement »

PARIS, 26 avril 2020 (AFP) – Déduction du coût des mesures sanitaires, service public d’équipements de protection individuelle, contraintes allégées dans le cadre de « foyers étendus »: la CPME a présenté dimanche ses propositions « pour réussir le déconfinement ».

Dans un document obtenu par l’AFP, la Confédération des petites et moyennes entreprses demande que « les coûts directs liés à la mise en oeuvre des mesures sanitaires » soient déductibles pour les entreprises, qui auront déjà à subir « d’inévitables pertes d’exploitation, du fait, par exemple, qu’un magasin accueillera moitié moins de clients ».

Alors que le gouvernement doit présenter un plan de déconfinement dans la semaine à venir, l’organisation patronale appelle de ses voeux la mise en place « d’un service public payant de distribution d’équipements de protection individuelle » à l’instar de ce qui se pratique en Pologne avec les distributeurs de masques, de gel et de gants.

Pour faciliter la reprise du travail, la CPME préconise une notion de « foyer étendu » pour les salariés d’une même équipe, ce qui permettrait « d’alléger les contraintes sanitaires sur demande des salariés ».

Un « calendrier du retour à la normale » dans les transports collectifs est également demandé par le document, qui estime que pour les écoles « une réouverture sur la base du volontariat entraînerait une forme de confusion contraire à un processus de reprise d’activité cohérent ».

Pour prévenir « la disparition de très nombreuses entreprises », il se prononce pour « des reprises d’activité progressives dans tous les secteurs » après le 11 mai, y compris les hôtels, cafés et restaurants, ou encore les marchés de plein air et les clubs de fitness, à condition pour ces derniers de « limiter la fréquentation à un adhérent pour 5 mètres carrés ».

Sur le plan financier, la CPME est pour le maintien de « l’ensemble des dispositifs de soutien aux entreprises et notamment l’accès au chômage partiel », pour l’instant limité à une période de trois mois, et voudrait « annuler purement et simplement les charges sociales pour toutes les entreprises appartenant à des secteurs femés sur décision administrative ».

Le gouvernement a annoncé mi-avril l’annulation de 750 millions d’euros de charges fiscales et sociales déjà reportées pour les entreprises des secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des arts et spectacles.

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