La CPME veut une date de retour à la normale pour les entreprises

PARIS, 8 juin 2020 (AFP) – La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) souhaite que le gouvernement donne une date à laquelle pourraient être levées les contraintes sanitaires dans les entreprises, pour que leur activité puisse reprendre normalement.

« Fixer une date de retour à la normale, en fonction d’indicateurs à déterminer, donnerait de la visibilité aux entrepreneurs », explique la CPME dans un communiqué publié lundi.

« Comme cela a été fait pour les critères permettant de basculer un département en +vert+, nous aimerions aussi savoir sur quels critères objectifs on va pouvoir déconfiner l’économie. Parce que si le déconfinement est opérationnel dans certains départements, l’économie elle y reste confinée dans la façon de travailler », avec le contingentement de la clientèle ou les mesures barrières contraignantes, a défendu auprès de l’AFP le président de la CPME François Asselin.

Il s’appuie notamment sur les dernières prises de paroles du président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, qui a jugé l’épidémie « sous contrôle » en France et préconisé des règles moins strictes dans les écoles.

« Quand on voit les chiffres de l’épidémie et les admissions dans les services d’urgences qui déclinent très fort, on se demande si on ne peut pas nous dire déjà ce qu’on peut espérer le 22 juin et peut-être avant », a estimé M. Asselin.

En fonction de l’évolution de l’épidémie, le gouvernement envisage en effet d’assouplir encore le déconfinement à partir du 22 juin, notamment pour les secteurs de l’hôtellerie-restauration et certains loisirs.

« Si tous les secteurs se mettent au vert (…) on aimerait déjà qu’on nous donne un calendrier (…) pour que tout simplement on sache prochainement si on pourra travailler de façon plus facile qu’aujourd’hui », a insisté François Asselin.

Il rappelle que si le coût financiers des équipements garantissant la sécurité sanitaire dans les entreprises existent, c’est surtout le coût « indirect » d’une activité au ralenti qui est « beaucoup plus insidieux ».

« Vous avez un modèle économique où vous n’arrivez pas à équilibrer vos recettes et vos dépenses et on ne pourra s’en sortir que si on sent de façon concrète que les mesures barrières peuvent s’assouplir », a-t-il plaidé.

« Le vrai coût de tout cela c’est le nombre de personnes au chômage partiel et au chômage tout court demain », a-t-il encore souligné.

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