La FSU « s’associe » à la journée de mobilisation du 16 novembre

PARIS, 30 octobre 2017 (AFP) – La FSU annonce lundi qu’elle « s’associe » à la journée de mobilisation commune du 16 novembre, lancée par les syndicats CGT, FO et Solidaires, pour « défendre les intérêts » des salariés des secteurs public et privé, confrontés selon le syndicat « aux mêmes difficultés ».

Le 24 octobre, la CGT, FO, Solidaires ainsi que l’Unef, la Fidl et l’UNL ont appelé à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle le 16 novembre contre la « politique libérale » du gouvernement. Il s’agit d’une première pour FO depuis les ordonnances réformant le Code du travail.

La CFDT, la CFTC, la Fage, et l’Unsa, qui n’ont pas appelé à la grève, ont pour leur part signé un texte commun de mise en garde du gouvernement. Comme la CFE-CGC, la FSU n’avait alors ni signé le texte, ni rejoint les syndicats appelant à la grève, à l’issue d’une intersyndicale de plus de deux heures au siège de la CFDT.

Dans un communiqué publié lundi, la FSU annonce que, « soucieuse de défendre les intérêts des salarié.e s du secteur public, comme du privé, confronté.e.s aux mêmes difficultés résultant des orientations libérales portées par le gouvernement et de contribuer à donner un avenir sécurisé à la jeunesse », elle « s’associe à la journée d’action du 16 novembre ».

La FSU « y portera, avec d’autres organisations syndicales et de jeunesse, des revendications et propositions notamment en termes de pouvoir d’achat, d’emploi, de protection sociale et de formation », souligne-t-elle.

La FSU avait déjà participé, aux côtés de la CGT et de Solidaires, aux journées de mobilisation des 12 et 21 septembre. En revanche, elle ne s’était pas jointe à la dernière action à l’initiative de la seule CGT le 19 octobre.

Dans leur appel pour le 16 novembre, CGT, FO, Solidaires font état « des nombreuses dispositions inacceptables des ordonnances » mais évoquent aussi les réformes à venir et les « risques qui pèsent sur les droits des salarié.e.s et demandeurs d’emploi en matière d’assurance chômage ou de formation professionnelle ».

Ils font également référence à « l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur », « à la modération salariale » et à « l’augmentation de la CSG », « aux atteintes au service public et à la protection sociale ».

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