La nouvelle ministre du Travail promet d’être »à l’écoute des partenaires sociaux »

PARIS, 17 mai 2017 (AFP) – La nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a assuré qu’elle aura « à coeur d’être à l’écoute des partenaires sociaux » pour oeuvrer aux réformes sociales du quinquennat Macron, mercredi lors de la passation de pouvoirs avec Myriam El Khomri.

« Les transformations dont le pays a besoin ne peuvent se faire que grâce et à travers le dialogue social », qui est « au coeur des enjeux à venir », a déclaré la ministre devant le personnel de la rue de Grenelle.

« J’aurai à coeur d’être à leur écoute, les équipes du ministère et les partenaires sociaux, pour oeuvrer ensemble aux réformes, celles qui sont déjà menées (…) et celles qui sont nécessaires encore pour la France et qui sont engagées désormais par le président de la République et le Premier ministre », a assuré cette spécialiste des ressources humaines.

Muriel Pénicaud, 62 ans, dont la feuille de route sera notamment de réformer le code du travail dans la lignée de la loi El Khomri, a fait part de sa volonté de « faire converger la réussite économique et sociale, c’est-à-dire la réussite des entreprises qui créent de l’emploi, et la réussite des salariés ».

Elle s’est dite « fière » de succéder à une « femme d’action » dont elle a salué « le courage et la ténacité ».

Pour sa part, Myriam El Khomri a dit « assumer la tête haute le contenu de la loi travail » qui fut très contestée, ajoutant: « J’ai compris que votre feuille de route allait vous conduire à approfondir ce sillon de la négociation collective dans l’entreprise. Je vous souhaite bon courage. Les forces sociales existent, il faut les respecter », a-t-elle dit.

« Que le nombre de demandeurs d’emploi soit aujourd’hui encore trop élevé, personne ne peut le contester. Mais je le dis sans sourciller: nous vous passons les commandes d’un pays qui se porte bien mieux qu’il y a cinq ans », a poursuivi celle qui fut la benjamine du gouvernement.

« Il vous revient d’amplifier cette tendance et quelle que soit ma place dans les prochains mois, vous pourrez toujours compter sur mon concours bienveillant », lui a-t-elle assuré.

Émue, Myriam El Khomri a dit quitter son ministère « avec des motifs de fierté », comme le plan de formation des chômeurs, la garantie jeune, le compte personnel d’activité et l’encadrement du travail détaché.

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