La Poste: 7.302 postes en moins en 2015

PARIS, 21 juin 2016 (AFP) – Les effectifs de La Poste ont continué à diminuer en 2015, avec 7.302 postes supprimés, selon le bilan social de l’entreprise, consulté mardi par l’AFP.

Selon ce rapport, qui doit être présenté en juillet au Conseil d’administration, 224.045 personnes étaient recensées fin 2015, contre 231.347 en 2014, soit une diminution de 3,1%, après une baisse de 3% des effectifs entre 2013 et 2014.

La maison-mère a remplacé environ 40% des salariés partant définitivement, selon la direction.

Le patron de La Poste, Philippe Wahl, avait prévenu que le groupe mettrait un coup de frein aux embauches en 2015, après les 15.000 embauches réalisées entre 2012 et 2014.

Parallèlement, le taux d’absentéisme pour maladie a atteint 6,65% en 2015, contre 6,37% en 2014, le nombre de journées d’absence cumulées s’élevant à 2,903 millions pour les personnels ayant le statut de fonctionnaires, et à 3,379 millions pour les salariés en CDI, sous statut de droit privé, selon le rapport.

Le nombre d’accidents de travail et de trajet avec arrêt est en légère augmentation, passant de 9.507 à 9.632, après une baisse continue au cours des trois dernières années. Les plus nombreux sont liés à la circulation, aux chutes et à la manutention.

Dans un communiqué, la CGT, premier syndicat à La Poste, dénonce « un bilan social 2015 catastrophique », tandis que SUD (3e syndicat après la CFDT) juge ces résultats « affligeants », « à l’image (des) services (de La Poste) qui ploient sous les coups d’une stratégie qui n’a que faire de l’intérêt général ».

SUD dénonce aussi une « violence sociale » et pose la question de la responsabilité de l’État-tutelle et des dirigeants de La Poste qu’il « met en garde sur les conséquences de leurs actes ».

CGT et SUD soulignent par ailleurs que La Poste a pourtant perçu « 318 millions d’euros au titre du Crédit Investissement Compétitivité Emploi (CICE) pour l’exercice 2015 », et « près de un milliard » depuis trois ans, un « dispositif coûteux », qui « ne génère aucun emploi et ne préserve même pas ceux existants », déplore SUD.