La raffinerie de Donges, près de Saint-Nazaire, perturbée par des « gilets jaunes »

DONGES, 19 février 2019 (AFP) – Une centaine de personnes, essentiellement des « gilets jaunes », ont perturbé mardi dès l’aube la raffinerie Total de Donges près de Saint-Nazaire, a-t-on appris de sources concordantes.

Un appel à des actions ciblant des dépôts et raffineries pétroliers a été lancé par des gilets jaunes pour la journée de mardi. A Donges, l’appel visait à bloquer le site à partir de quatre heures du matin et les manifestants étaient 120 à cette heure-là, selon la gendarmerie.

A partir de 04H30 et jusqu’au milieu de la matinée, ils n’étaient plus que 80, toujours selon la même source.

« Les forces de l’ordre sont là pour gérer la perturbation » et ont pour objectif de faire en sorte que les camions puissent continuer de circuler, a indiqué la direction de la raffinerie évoquant une centaine de manifestants présents sur le rond-point du Canon.

Une correspondante de l’AFP a constaté que les manifestants, pour la plupart des « gilets jaunes », avaient fait face aux forces de l’ordre sur ce rond-point en début de matinée, avant de se répartir en deux groupes, dont l’un a ensuite bloqué des camions pendant une demi-heure sur un autre rond-point proche.

Dans un brouillard épais, les manifestants ont allumé des feux de pneus et de palettes et des gaz lacrymogènes ont été tirés à plusieurs reprises. Ils scandaient les slogans « on ne lâche rien » et « Macron démission ».

A 10H30, le rond-point des Six Croix avait été débloqué par les forces de l’ordre et les camions circulaient normalement.

La CGT avait appelé à cesser le travail dans la matinée et à soutenir la manifestation, expliquant qu’elle rejoignait les revendications des « gilets jaunes » sur l’augmentation du pouvoir d’achat.

Un représentant syndical a indiqué que quelques dizaines de salariés étaient ainsi venus en soutien et a dit avoir constaté que les manifestants étaient entre 200 et 300 à 07H30.

En Alsace, le dépôt pétrolier de Mulhouse (Haut-Rhin) a aussi été bloqué tôt mardi matin pendant environ trois heures par une cinquantaine de « gilets jaunes », finalement délogés dans le calme par les forces de l’ordre, a-t-on appris de sources concordantes.

cor-faa/db/nth