La reconquête industrielle, « mission principale » de la nouvelle secrétaire d’Etat à Bercy

PARIS, 16 octobre 2018 (AFP) – La « mission principale » de la nouvelle secrétaire d’Etat à Bercy Agnès Pannier-Runacher, nommée mardi, sera « la reconquête industrielle », a souligné le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, insistant sur l’importance de « se battre pour chaque emploi sur le territoire ».

Numéro deux du groupe Compagnie des Alpes, Agnès Pannier-Runacher est entrée au gouvernement comme secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Economie et des Finances, en remplacement de Delphine Gény-Stephann.

Lors de la passation de pouvoir à Bercy, Bruno Le Maire a salué le « travail remarquable » de Mme Gény-Stephann, la remerciant « d’avoir été un appui précieux, fiable, discret, efficace et constant dans son action ».

Accueillant Agnès Pannier-Runacher, il a relevé « son « parcours professionnel exceptionnel, qui va du privé au public » et estimé qu’elle avait « toutes les compétences pour réussir au ministère ».

« Je souhaite confier à Agnès Pannier une responsabilité particulière sur la reconquête industrielle. Ce sera sa responsabilité principale à mes côtés », a annoncé M. Le Maire, estimant que le gouvernement avait « commencé à engager cette reconquête, puisque nous créons des emplois industriels pour la première fois depuis dix ans dans notre pays ».

Il a mis en avant l’importance de « croire dans l’industrie du futur: vouloir faire de la France la première nation en Europe en matière de nouvelles technologies, ça n’exclut pas de se battre pour chaque emploi industriel sur le territoire. Nous nous battons pour les emplois qui existent, et nous préparons en même temps l’industrie du futur », a résumé le ministre.

Il a illustré son propos en évoquant de nouveau « son incompréhension complète d’une éventuelle décision de fermeture de l’usine Ford de Blanquefort », alors que le constructeur automobile a indiqué qu’il préfèrerait fermer ce site plutôt que de négocier sa reprise.

Agnès Pannier-Runacher, rappelant qu’elle avait « commencé sa carrière à Bercy il y a 18 ans » comme inspectrice des finances, s’est dite « impatiente de me mettre au travail ».

« Je crois à la force du +en même temps+ », expression chère à Emmanuel Macron, a-t-elle indiqué: « je crois qu’on peut conjuguer en même temps l’économique et le social, l’économique et les préoccupations environnementales, l’industrie et le numérique, se développer à l’international, tout en revitalisant les territoires français ».

Bruno Le Maire a également accueilli lors de cette passation Mounir Mahjoubi, ex-secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Numérique, qui passe sous la tutelle de Bercy.

« Les objectifs très simples: il faut digitaliser notre administration et notre économie et en particulier nos PME, nous devons combler notre retard », a souligné M. Le Maire.

kd/soe/LyS