La Région IDF ouvre un plan de départs volontaires pour ses agents

PARIS, 8 juillet 2016 (AFP) – Le conseil régional d’Ile-de-France a adopté vendredi une indemnité de départ volontaire pour les fonctionnaires, destinée à réduire les effectifs, que Valérie Pécresse a présenté comme « un nouveau droit », mais que l’opposition de gauche a dénoncé comme « un plan social déguisé ».

La présidente de la région Valérie Pécresse (LR) a dénoncé à plusieurs reprises la hausse entre 2010 et 2015 du nombre des agents du siège du conseil régional (+ 135 agents, +7,8% en cinq ans), alors que le nombre d’agents rattachés aux lycées avait diminué de 82 agents (-1%).

Depuis 2008, les agents de la Fonction publique de l’État peuvent bénéficier d’une indemnité s’ils souhaitent démissionner. Ce dispositif a été étendu à la Fonction publique territoriale en 2009.

L’Ile-de-France souhaite mettre en place ce dispositif pour les agents qui travaillent au siège (pas pour les agents des lycées) depuis au moins 5 ans, en proposant des modulations d’indemnités selon l’ancienneté (pouvant aller jusqu’à deux ans de rémunération brute mensuelle).

Pour Marie-Carole Ciuntu, vice-présidente en charge de l’administration générale, « c’est une opportunité supplémentaire pour les agents », dans « un contexte de réorganisation » des services. « Il y a des agents qui souhaitent pouvoir en bénéficier », a-t-elle assuré.

« C’est un nouveau droit que nous leur donnons », a renchéri Mme Pécresse, affirmant qu’ils pourraient ainsi « dire +non+ » au futur déménagement du siège de la région, qui s’installera à Saint-Ouen en janvier 2019.

La collectivité, qui a déjà décidé le non remplacement des départs à la retraite et le non renouvellement des CDD, « doit réduire les effectifs, on est dans une période d’extrême tension budgétaire », a dit Mme Ciuntu, tout en jugeant difficile de savoir quel sera l’impact budgétaire de cette mesure.

Pour les écologistes, « il s’agit d’une étape de plus vers la casse des services régionaux » et « cela ressemble à une injonction au départ pour les agents qui ne se reconnaissent pas dans la politique régionale ».

Le dispositif n’étant ouvert que pour six mois, les Radicaux de gauche ont dénoncé la « précipitation » et la « pression » qui va peser sur les agents.

Le PS a dénoncé « une vision étriquée de la Fonction publique » et « un plan qui fait le choix de démanteler le service public », et le Front de Gauche, « une mesure supplémentaire d’un plan social à peine déguisé ».

Le FN pour sa part a jugé le rapport comme offrant « une lib