La région IDF vote des aides simplifiées et élargies aux entreprises

PARIS, 16 juin 2016 (AFP) – Un guichet unique pour le dépôt des dossiers, des aides simplifiées pour les entreprises, un fonds de garanti renforcé et la création d’un prêt pour soutenir les TPE: la Région Ile-de-France a voté jeudi plusieurs mesures en faveur des entreprises, critiquées par une partie de l’opposition.

PM’Up pour aider les PME, TP’Up pour les TPE, Innov’Up pour les start-up et Back’Up pour les entreprises en difficultés, les conseillers régionaux ont adopté plusieurs mesures destinées à soutenir « toutes les entreprises », « sans aucune critérisation pour aucune des aides », a expliqué le vice-président Les Républicains en charge de l’économie, Jérôme Chartier. « C’est simple, clair et précis, toutes les entreprises vont pouvoir faire des dossiers ».

La politique d’aide aux entreprises de la mandature socialiste précédente « était trop rigide », a insisté la présidente de Région Valérie Pécresse (LR). « Avant il y avait une dizaine d’aides, avec des critères restrictifs. Il fallait un choc de simplification régional », a-t-elle ajouté.

Les entreprises déposeront leur dossier de demande d’aides via « un guichet unique », un dispositif « lisible, facile d’accès et rapide », a encore souligné M. Chartier.

La région a aussi voté le renforcement d’un fonds régional de garanti pour aider les entreprises à obtenir un prêt, en l’élargissant « aux PME de grandes tailles » et à tous les secteurs d’activités qui étaient jusqu’à présent exclus comme l’énergie, la défense et la publicité.

Elle a également adopté la mise en place d’un prêt pour permettre annuellement à 1.000 petites entreprises en phase de croissance de se développer, notamment via des petits prêts compris entre 10.000 et 50.000 euros.

Mais le Front de Gauche a déploré un élargissement des aides « aux grandes entreprises, qui bénéficient déjà des largesses de l’Etat », et a déploré que ces aides ne soient pas conditionnées à des démarches sur la Responsabilité sociale et environnementale (RSE), tout comme le Parti socialiste, qui a demandé une évaluation régulière des dispositifs d’aide.

EELV a déploré l’inclusion des secteurs de l’armement et de la publicité dans les dispositifs d’aide, et s’est inquiété de risques de saupoudrage de certaines aides, si les grandes entreprises qui ont des besoins plus importants, sont intégrées dans le dispositif.

Le FN a déploré une opération de communication et une délibération « réduite à la portion congrue ».

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