La rémunération des grands patrons a bondi de 10% en 2017 (étude)

PARIS, 24 octobre 2018 (AFP) – La rémunération des grands patrons français a bondi de 10% en 2017 et a même progressé de 14% pour les seuls patrons du CAC 40, l’indice phare des 40 valeurs vedettes de la bourse de Paris, a révélé une étude publiée mercredi par le cabinet Proxinvest.

La moyenne des rémunérations des patrons d’entreprises du SBF 120 (qui regroupe les 120 plus grandes entreprises de la cote parisienne) a « atteint le montant record de 3,8 millions d’euros » l’an dernier, soit une hausse de 10%, a estimé Proxinvest, cabinet spécialisé dans l’analyse de gouvernance et de politique de vote.

Pour les PDGs du CAC 40, la progression a été plus forte, leur rémunération moyenne totale atteignant 5,1 millions d’euros (+14%) en 2017, a précisé l’étude.

Pour Proxinvest, cabinet de conseil aux investisseurs qui fixe la « rémunération maximale socialement acceptable » à 240 SMIC (4,87 millions d’euros), 29 PDG de l’indice phare de la Bourse de Paris dépassent désormais cette limite, contre 23 en 2016.

Le cabinet dénonce « une absence de justification de l’ampleur des hausses de 14% en 2017 et de 22% sur la période 2013-2017 pour le CAC 40, tant vis-à-vis de la surperformance actionnariale créée pour les actionnaires que vis-à-vis de l’évolution de la rémunération moyenne de leurs propres salariés ».

Le patron de Dassault Systèmes, Bernard Charlès, figure en tête de ce classement avec une rémunération totale estimée « à 24,6 millions grâce à une très généreuse attribution gratuite d’actions de performance », assure le cabinet.

Selon ce classement, la deuxième place revient à Gilles Gobin, gérant de Rubis, groupe français de stockage et de distribution d’hydrocarbures, avec 21,1 millions d’euros et la troisième au patron de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn, à 13 millions.

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