La retraite des sénateurs va être « adaptée pour passer au régime universel », assure Larcher

PARIS, 18 décembre 2019 (AFP) – Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a assuré mercredi que le régime de retraites des sénateurs allait être « adapté pour passer au régime universel » en application de la future loi et qu’il fallait en finir avec les « procès d’intentions » sur le sujet.

« Le bureau du Sénat, sur ma proposition, adaptera la retraite des sénateurs en fonction de la loi », a assuré sur franceinfo M. Larcher, soulignant qu’il l’avait écrit en septembre dans son livre Contre-pouvoir et qu’il avait aussi fait une déclaration publique en ce sens en avril 2018.

« C’est un régime avantageux (…) qui sera adapté pour passer au régime universel », a garanti le président du Sénat.

Le régime de retraite des sénateurs est un régime autonome. Créé en 1905, il possède, comme celui des avocats, des « réserves ». Aucune loi ne peut modifier ce régime, qui est régi par le seul bureau du Sénat. La durée de cotisations et l’âge auquel les sénateurs peuvent prétendre au versement de leur pension est calqué sur le régime général.

Du fait de la possible brièveté de leur mandat, les sénateurs cotisent davantage (15,50% contre 6,90% pour le régime général). Le montant de la pension tient compte de la durée des mandats effectués. Selon leur président « La moyenne nette (de la pension d’un sénateur, ndlr) c’est 3.850 euros ».

Aurore Bergé, porte-parole de LREM, a invité mardi les sénateurs à adapter leur régime de retraites, « une survivance qui n’a aucun sens aujourd’hui » pour ne pas « s’exonérer » de l’effort demandé aux Français dans la réforme en cours.

Et le gouvernement a demandé au Sénat de basculer dans le régime universel par points. « L’universalité ça va aussi pour les ministres, les députés, les sénateurs et l’ensemble des élus, tout le monde sera dans le même régime », avait lancé le Premier ministre Edouard Philippe sur TF1 le 11 décembre.

« Il faut qu’on en finisse avec ces procès d’intention », a déploré M. Larcher.

Après le vote de la loi, les sénateurs « seront traités suivant le régime de base universel à points », a-t-il assuré, rappelant que le sénat a déjà un régime complémentaire à points depuis une réforme qui avait été faite en 2010.

Il a ensuite nuancé un peu son propos. « Dès que la loi sera promulguée, nous mettrons en place (un régime universel), mais il dépendra de savoir si c’est un régime à points ou pas, parce que le régime universel, encore faut-il définir est-il à points sur le régime de base? ».

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