La sidérurgie revalorise ses salaires conventionnels annuels en 2018

PARIS, 13 mars 2018 – La convention collective de la sidérurgie est actualisée par un avenant du 22 février 2018 qui revalorise les salaires minimaux.

Il a été signé par le Gesim (Groupement des entreprises sidérurgiques et métallurgiques) et les fédérations syndicales CFDT, CFE-CGC et FO. Les partenaires sociaux ont « fait le choix » de n’aborder aucun des thèmes figurant à l’ordre du jour de la négociation engagée pour toute la métallurgie à l’UIMM.

Revalorisation entre 1,4 et 1,2 %

L’accord prévoit, pour l’année 2018, une revalorisation des barèmes annuels garantis, qui n’est pas uniforme. Ainsi, elle atteint 1,48 % au coefficient 155 et reste limitée à 1,2 % à partir du coefficient 215 pour le restant de la grille. Cette augmentation est appliquée à la grille de 2017, qui résultait de l’avenant du 28 février 2017. Les barèmes annuels garantis (BAG) pour 2018 sont portés au premier coefficient (coefficient 140), de 17 829 € à 18 079 € (+ 1,4 %) soit, en douzième, un montant de 1 506,58 €. Le BAG du coefficient suivant, le coefficient 145, passe à 18 088 €, celui applicable au coefficient 155 passant à 18 093 €. La valeur du point servant au calcul de la prime d’ancienneté est inchangée et reste donc fixée à son montant applicable en avril 2015, soit 4,65 €. Le plafond de la prime de vacances, due pour l’année 2018, est porté à 820 €. L’indemnité unique de restauration est inchangée (soit 4,55 €), tandis qu’au titre de la prise en charge des frais de transports personnels les valeurs à appliquer sont celles précédemment en vigueur.

Autres dispositions

En matière de représentation des salariés, l’avenant du 22 février 2018 indique que les dispositions des articles 10 à 16 des clauses communes de la CC demeurent applicables jusqu’à la mise en place du CES (comité social et économique) au sein de l’entreprise ou de l’établissement.

L’avenant modifie aussi l’article 11 de l’avenant « Mensuels » relatif à l’indemnité de licenciement. Comme le Code du travail, il prévoit désormais que le salarié titulaire d’un CDI a droit à une indemnité de licenciement dès lors qu’il compte au moins huit mois d’ancienneté ininterrompue, sauf en cas de faute grave ou lourde. Comme précédemment, l’avenant « Mensuels » précise que si le salarié a perçu une indemnité de licenciement lors de la rupture d’un contrat de travail conclu antérieurement avec le même employeur ou avec un employeur précédent dans le cadre d’une mutation concertée, l’indemnité de licenciement est calculée en tenant compte de l’ancienneté totale de l’intéressé sous déduction des périodes ayant déjà servi au calcul de la précédente indemnité de licenciement.