La Voix du Nord: les syndicats reçus jeudi par les équipes d’El Khomri et d’Azoulay

PARIS, 18 janvier 2017 (AFP) – Les syndicats de La Voix du Nord seront reçus jeudi par les équipes de Myriam El Khomri et d’Audrey Azoulay, a annoncé mercredi la ministre du Travail, répétant que la loi travail n’était pas responsable du plan social prévu au sein du quotidien régional.

La direction du groupe de presse La Voix du Nord a présenté le 10 janvier un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoyant jusqu’à 178 suppressions d’emplois, suscitant « l’opposition radicale » des syndicats.

« Dès demain, ils seront reçus par mon équipe et celle de (la ministre de la Culture) Audrey Azoulay. Nous recevrons les organisations syndicales comme nous le faisons dans le cadre de tous les PSE d’importance », a déclaré Mme El Khomri à l’Assemblée nationale, répondant à une question de Jean-Jacques Candelier, député communiste du Nord.

L’élu a accusé la loi travail d’être à l’origine de ce plan social.

« Le motif invoqué par la direction, celui de la sauvegarde de la compétitivité, n’est en rien un ajout de la loi travail, lui a rétorqué la ministre du Travail. Il date d’une jurisprudence constante de la Cour de cassation qui date de 1995. Pas depuis 2016, pas depuis 2005, depuis 1995 ! »

« Disons-le encore plus clairement, ce PSE aurait très bien pu avoir lieu avant la loi travail », a-t-elle insisté.

Mme El Khomri avait écrit vendredi à Benoît Hamon, candidat à la primaire organisée par le PS, pour lui reprocher des « contrevérités » sur le sujet. Celui-ci avait assuré que le plan social avait été retoqué une première fois par l’administration pendant l’été 2016 avant l’adoption de la loi travail, puis autorisé en janvier après l’entrée en vigueur de la réforme des licenciements économiques.

« Aucun PSE n’a été retoqué par la Direccte (administration régionale du travail) à l’été dernier car, tout simplement, aucun PSE n’a été déposé l’été dernier », a répété mercredi la ministre, accusant ses détracteurs de se livrer à de la « désinformation » et à des « délires complotistes ».

Si aucun plan social n’a été déposé et retoqué pendant l’été, « un projet de réorganisation » avait bien été « présenté » à l’administration « dans le courant de l’été 2016, à l’initiative de l’employeur, comme c’est l’usage dans ce type de procédure », indiquait la Direccte des Hauts-de-France vendredi dans un communiqué.

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