L’accompagnement des allocataires du RSA au coeur d’une nouvelle concertation

PARIS, 9 septembre 2019 (AFP) – Le gouvernement a lancé lundi une concertation pour esquisser les contours d’un « service public de l’insertion », censé garantir un accompagnement aux plus éloignés de l’emploi, notamment bénéficiaires du RSA, une des mesures phares du plan pauvreté présenté il y a un an par Emmanuel Macron.

« Il ne s’agira pas d’une institution de plus mais d’un changement d’approche », a déclaré lundi la ministre du Travail Muriel Pénicaud, en préambule de la présentation de la concertation aux associations, collectivités, partenaires sociaux et parlementaires.

Pour elle, il « faut se mettre autour de la table pour pouvoir créer à tous des parcours sans coupure, c’est à dire des parcours où le bénéficiaire n’est pas successivement renvoyé d’une institution à une autre mais où tout le monde travaille pour et avec lui ».

En septembre dernier, lors de la présentation du plan pauvreté, Emmanuel Macron s’était engagé à ce que l’État aide les départements à mieux accompagner les bénéficiaires du RSA. Il avait annoncé vouloir un « service public de l’insertion », « seul moyen de garantir l’universalité des droits » alors que le système est « aujourd’hui trop éclaté » et « inégal territorialement ».

Fin mars, on comptait 1,88 million de bénéficiaires du RSA, percevant en moyenne 496 euros mensuels.

Selon une étude de 2017, 94 jours s’écoulent entre le moment où une personne entre dans le RSA et son premier rendez-vous. Ensuite, il s’écoule encore en moyenne 58 jours avant la signature d’un « contrat d’engagement réciproque » entre l’allocataire et l’organisme qui le suit.

En 20 ans, les dépenses d’accompagnement sont passées de 20% à 7% du budget dédié, notamment en raison de l’augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA.

Conduite par Jean-Marie Marx, haut-commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi, et Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la pauvreté, la concertation doit s’achever fin janvier.

La concertation Le Service public de l’insertion fera ensuite l’objet d’un texte de loi en 2020, le même que celui sur le Revenu universel d’activité (RUA), a précisé Mme Pénicaud.

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