Lancement d’un collectif national de défense des services postaux

PARIS, 15 mars 2017 (AFP) – Un collectif national réunissant des postiers, usagers, syndicats, élus et associations a été lancé mercredi à Paris afin de « rassembler et coordonner les luttes » contre la fermeture des bureaux de poste et des services publics qui y sont rattachés, a-t-on appris auprès des initiateurs.

« Aujourd’hui, la moitié des 17.000 +points de contact+ de La Poste ne sont plus des bureaux de poste, mais des services rendus en mairie, des relais en supérette ou en bureaux de tabac. Dans ces ersatz, à peine 5% des opérations d’un vrai bureau de poste sont possibles », dénonce dans un tract ce collectif, constitué à l’initiative de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, créée en 2005.

Son président, Michel Jallamion, dénonce « l’abandon des territoires, urbains et ruraux », par la direction de La Poste. « Malgré des profits considérables (849 millions d’euros en 2016), des centaines de fermetures sont prévues, notamment dans les grandes villes ». « Partout en France, dit-il, les mobilisations se multiplient contre ces fermetures et les réductions d’horaires ».

Selon lui, « une centaine de maires ont signé un appel lancé par le collectif (http://www.collectifposte.org/) ou fait voter une délibération reprenant cet appel ».

Le collectif rassemble des postiers, les fédérations syndicales SUD-PTT et l’Unsa ainsi que la CGT parisienne, des élus de gauche ou sans étiquette dont une centaine de maires, ainsi que des usagers et des associations.

Selon M. Jallamion, « ces mobilisations ont permis de repousser la fermeture de plusieurs bureaux de poste dont celui de Curial, rue de Crimée à Paris et de Saint-Martin-d’Hères en Isère. Ailleurs, comme au Mans où à Tours, les élus ont dénoncé les conventions signées avec La Poste ».

Un rassemblement devant le ministère des Finances visant à dénoncer « la politique de désengagement de La Poste des territoires, urbains et ruraux », était prévu à Paris dans l’après-midi.

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