L’Assurance maladie divulgue ses pistes d’économies pour 2017

PARIS, 29 juin 2016 (AFP) – Diminution des durées de séjour à l’hôpital, contrôle renforcé des arrêts de travail, amélioration des prescriptions médicamenteuses: l’Assurance maladie divulgue ses pistes pour économiser 1,42 milliard d’euros en 2017.

Dans son rapport annuel qui sera présenté jeudi à son conseil d’administration, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnamts) égrène ses propositions pour 2017 afin d' »améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses ».

Elle espère réaliser 1,42 milliard d’euros d’économies l’année prochaine, soit le double de l’objectif qu’elle s’était fixé pour 2016, dans un contexte où l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam), utilisé pour freiner l’augmentation naturelle des dépenses de santé, n’a jamais été aussi bas (1,75%).

Si « des gains d’efficience » ont été faits dans tous les secteurs ces dernières années, l’Assurance maladie appelle à « intensifier les efforts » pour faire face « aux défis des années à venir » notamment avec l’arrivée, déjà amorcée, de traitements innovants et coûteux comme dans le domaine du cancer ou de l’hépatite C.

La maîtrise médicalisée, qui cherche « à promouvoir le juste soin » en « évitant de gaspiller des ressources sans valeur ajoutée pour la santé », sera poursuivie en particulier en ce qui concerne la prescription de médicaments, laquelle constituera sa principale piste d’économies.

L’Assurance maladie espère ainsi réaliser, comme en 2016, 430 millions d’euros d’économies, notamment en améliorant les prescriptions et en luttant contre la iatrogénie (effets indésirables provoqués par les médicaments) responsable de 7.500 décès environ par an, selon le rapport.

L’utilisation de médicaments « biosimilaires » moins chers, et la promotion des génériques, pourraient lui permettre de gagner 230 millions d’euros supplémentaires.

En continuant à développer le « virage ambulatoire » (réduction des durées d’hospitalisation), l’Assurance maladie escompte aussi se dégager des marges de manoeuvre (390 millions d’euros).

Elle entend en outre renforcer « l’efficacité des contrôles des arrêts de travail », notamment sur les arrêts longs, et obtenir « une plus grande homogénéité des pratiques » en matière de prescription, et dégager ainsi 100 millions d’euros.

Les transports sanitaires ne seront pas oubliés et devraient même faire l’objet d’actions « renforcées ». Ces prescriptions représentent plus de 4 milliards d’euros et ont augmenté de 3,7% de en 2015, pointe le rapport. L’Assurance maladie entend que soit favorisé le transport « le moins onéreux compatible avec l’état de santé du patient » et notamment le transport assis, le partage, ainsi que l’utilisation des véhicules personnels.

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