LCL prévoit de fermer près de 250 agences à horizon 2020, sans licenciement

PARIS, 10 mars 2016 (AFP) – La banque LCL compte fermer près de 250 agences à horizon 2020, soit 13% de son réseau, une nouvelle réorganisation qui se traduirait par « 350 à 400 suppressions d’emplois » sans licenciement, selon Force ouvrière, contactée jeudi par l’AFP.

Le directeur des ressources humaines a informé jeudi les syndicats de la mise en oeuvre d’un projet visant « 280 fermetures d’agences à horizon 2020, avec 350 à 400 suppressions d’emplois », a indiqué Philippe Kernivinen, délégué national FO.

Le dirigeant a assuré « qu’il n’y aurait pas de licenciement », mais plutôt « des mobilités fonctionnelles et géographiques et des départs naturels », selon le syndicaliste. Les agences secondaires qui fonctionnent avec 2 ou 3 salariés, sont uniquement concernées selon lui.

Interrogée par l’AFP, la direction confirme uniquement qu’une « reconfiguration d’agences » est envisagée en raison d’une baisse de fréquentation, mais conteste les chiffres avancées par FO.

Selon un porte-parole, LCL souhaite réduire son réseau de 1.887 agences actuellement à 1.640 en 2020, soit 247 fermetures.

Sur les suppressions de postes avancées par le syndicat, « on dément ces chiffres parce qu’il n’y a encore aucune projection précise à ce stade », ajoute-t-il.

La filiale de Crédit agricole SA mise principalement sur les départs en retraite et précise qu’elle maintient l’objectif « d’embaucher en moyenne 1.000 CDI par an au moins jusqu’en 2018 ».

Une précédente réorganisation, annoncée en 2014, prévoyait plus de 1.600 suppressions de postes d’ici à 2018, principalement dans les agences mais aussi dans les services de back-office (après vente, support technique).

Cette fois encore, il y a « des sites de back-office qui vont fermer, avec aussi des suppressions d’emplois », comme sur « le site de Bayeux qui emploie 150 salariés », assure FO.

En 2014, LCL prévoyait sur l’ensemble du plan la fermeture nette de 10 agences. Mais « ils ne respectent absolument pas leur projet », puisque le cumul net à fin 2016 devrait atteindre 49 fermetures, assure M. Kernivinen.

Mercredi, Société Générale avait annoncé de son côté la suppression de 550 postes d’ici à 2020 sur des fonctions de back-office, s’ajoutant à la suppression annoncée en décembre de 2.000 emplois d’ici 2020 dans son réseau d’agences.

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