Le code du travail, un « frein à l’emploi » pour 63% des Français

PARIS, 25 janvier 2016 (AFP) – Le code du travail, dont la réécriture va commencer dans le projet de loi de la ministre du Travail Myriam El Khomri, est un « frein à l’emploi » pour 63% des Français, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro – BFM Business.

Selon cette enquête, cette perception de « frein à l’emploi » est davantage le fait des personnes travaillant à leur compte (88%) et, par proximité politique, de celles qui se sentent proches des Républicains (86%).

Les hommes sont aussi plus nombreux que les femmes (69% contre 56%) à penser ainsi.

Complexe (85%), illisible (76%), le code du travail est aussi jugé « pas assez protecteur des droits des salariés » par 53% des Français.

Interrogés sur leurs attentes concernant le nouveau code du travail, 82% des Français se prononcent pour « autoriser les référendums d’entreprise lorsqu’une négociation entre la direction et les représentants des salariés est bloquée ».

Ils sont 63% à vouloir « permettre aux entreprises de fixer par accord le nombre d’heures supplémentaires au-delà duquel elles sont payées davantage ». Mais seulement 35% à souhaiter que le projet de loi, qui sera présenté le 9 mars en conseil des ministres, permette aux entreprises de « fixer par accord une rémunération des heures supplémentaires inférieure à celle autorisée actuellement » (plancher de 10%).

Par ailleurs, 63% estiment qu’un nouveau contrat de travail « plus souple », qui fixerait à l’avance les motifs de licenciement et les modalités de séparation entre l’entreprise et le salarié, serait une « bonne chose ».

Les salariés, qu’ils soient salariés du privé ou du public, sont 54% à partager cette opinion, plébiscitée par 86% des personnes travaillant à leur compte. Par proximité politique, 79% de ceux qui se sentent proches des Républicains le pensent et 67% de ceux qui se sentent proches du PS.

Mais une minorité de Français (46%) pensent que la réécriture du code du travail aura un « impact sur l’emploi », et seulement 37% un effet « positif ».

Sondage réalisé les 20 et 21 janvier par questionnaire auto-administré auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

sp/bow/pre