Le déconfinement va se poursuivre « avec beaucoup de prudence » (gouvernement)

PARIS, 10 juin 2020 (AFP) – Le gouvernement va poursuivre le déconfinement « avec beaucoup de prudence et de sérieux » car le coronavirus « circule toujours » en France, a affirmé mercredi sa porte-parole Sibeth Ndiaye, alors que le patronat a appelé à accélérer le processus.

A l’issue du Conseil des ministres, la porte-parole a cependant précisé que deux conseils de défense « spécifiquement consacrés à la question sanitaire » se tiendraient vendredi et la semaine prochaine, qui « nous permettrons de voir ce qu’il est possible de faire évoluer dans la perspective du 22 juin ».

Cette date a été fixée par le gouvernement pour entrer dans une troisième phase du déconfinement, entamé le 11 mai.

Le patronat a appelé mercredi le gouvernement à accélérer le déconfinement des entreprises, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux lui demandant de « réviser les protocoles sanitaires s’appliquant en entreprise » pour permettre un « retour à la normale » rapide.

Pour Sibeth Ndiaye, « même si l’épidémie est maîtrisée, nous savons que le virus circule toujours sur le territoire. Elle n’est pas encore vaincue et c’est pour cette raison que, avec beaucoup de prudence, de sérieux, nous avançons sur la voie du déconfinement ».

« La France est très largement aux avant-postes du déconfinement » par rapport à d’autres pays, a-t-elle affirmé.

Au cours du Conseil des ministres, le Premier ministre Edouard Philippe a présenté le projet de loi organisant la fin, le 10 juin, de l’état d’urgence sanitaire mis en place fin mars pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. « Il n’est pas justifié de proroger cet état d’urgence sanitaire » à la lumière de l’évolution de la situation sanitaire mais « nous n’avons pas souhaité qu’il n’y ait pas une sortie sèche mais plutôt en biseau pour une période transitoire de quatre mois », a expliqué Sibeth Ndiaye.

Pendant cette période, le gouvernement pourra réglementer au besoin l’accès aux transports, limiter ou interdire certains rassemblements et fermer à nouveau certains établissements accueillant du public.

Matignon avait indiqué mardi