Le gel des dépenses de personnel ne met pas en péril l’AP-HP (Martin Hisrch)

PARIS, 17 mars 2018 (AFP) – Le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, a assuré samedi que le gel d’une partie des dépenses de personnel décidé en raison d’un déficit plus lourd que prévu ne « met pas en péril l’AP-HP ni la prise en charge des malades ».

« C’est dur à supporter mais cela ne met pas en péril l’AP-HP ni la prise en charge des malades », a expliqué dans un entretien au Monde M. Hirsch, alors que l’hôpital public dans son ensemble connaît des difficultés et que les urgences sont confrontées à un épisode critique.

« Pour que cela ne pèse pas là où les besoins sont les plus forts, nous organisons, avec les présidents de communauté médicale, une revue des services que nous aurions dû réorganiser plus tôt, pour le faire vite », a-t-il aussi expliqué.

« La contrainte budgétaire ne sera supportable que si des transformations profondes se font », a-t-il ajouté. « De même que j’ai annoncé qu’on quittait le siège de l’AP-HP, je considère que nous ferions une erreur historique en ne proposant pas des évolutions majeures de nos organisations et en matière de ressources humaines », a-t-il expliqué.

Le déficit de l’AP-HP s’est récemment aggravé pour la troisième fois en quatre mois, pour dépasser les 200 millions d’euros. Sa direction a annoncé pour 2018 « un gel de 0,5% de la masse salariale à titre conservatoire », ainsi qu’un « effort particulier » sur les « dépenses de médicaments et de dispositifs médicaux ».

Interrogé sur le malaise généralisé des soignants, M. Hirsch a reconnu qu’il y avait « un sentiment qui va de la lassitude à la souffrance, mais qui ne remet pas en cause l’attachement au service public ».

dec/lum/shu