Le gouvernement veut doper l’attractivité de l’industrie, qui peine à recruter

PARIS, 4 mars 2019 (AFP) – L’industrie française doit surmonter son « manque d’attractivité » alors que 50.000 emplois industriels ne sont pas pourvus, a déclaré lundi la secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher.

L’industrie « qui est conquérante, qui exporte à l’international, qui crée de l’emploi, qui apporte des solutions à la transition écologique et énergétique est présentée comme une industrie du passé », a déploré la secrétaire d’Etat, en lançant devant la presse l’initiative « 2019, année de la French Fab ».

« Notre principale difficulté aujourd’hui (…) c’est le manque d’attractivité de l’industrie, notre principal manque de compétitivité vient du fait que nous n’arrivons pas à recruter dans l’industrie parce que l’image de l’industrie est dégradée », a-t-elle ajouté.

Mme Pannier-Runacher a souligné qu' »aujourd’hui, 50.000 emplois industriels ne sont pas pourvus ».

« Le premier point de blocage aujourd’hui des PME, des ETI, du monde des grands groupes, c’est l’absence de candidats qui les conduit à refuser des commandes », a-t-elle souligné, entourée des responsables de France Industrie, Bpifrance, l’Alliance industrie du futur, Business France et de l’UIMM.

Dans ce contexte, le gouvernement fait de 2019 « l’année de l’industrie », pour « changer le regard des jeunes, le regard de la presse, le regard des parents, le regard des professeurs, le regard du grand public sur ce qu’est l’industrie », a rappelé la ministre.

Le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, lui a fait écho en appelant à « la révolution culturelle de l’image de l’industrie ».

Il a évoqué une « concentration d’initiatives » en 2019 comme des prêts ou un dispositif de « volontaires territoires d’entreprises », qui doit permettre à des jeunes diplômés de travailler un an auprès de dirigeants de PME, avec un premier objectif d’en intégrer un millier.

« C’est un effort collectif que nous devons faire », a confirmé le président de France Industrie Philippe Varin. La compétitivité reste néanmoins « notre obsession », a-t-il ajouté.

« Dans la mondialisation telle qu’elle existe aujourd’hui, nos entreprises doivent voir leurs charges baisser (…) notamment sur les impôts de production qui restent un boulet pour l’industrie », a lancé M. Varin.

Le ministère de l’Economie a recensé une série d’événements, dont la poursuite du tour de France de la French Fab, la Semaine de l’Industrie (18-24 mars) et la présence sur de grands salons (Global Industrie Lyon cette semaine, Hanovre en avril, Le Bourget en juin).

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