Le grand plan d’investissement voulu par Macron présenté lundi

PARIS, 21 septembre 2017 (AFP) – Le grand plan d’investissement de 50 milliards d’euros, proposé par Emmanuel Macron durant sa campagne, sera présenté lundi par Edouard Philippe et le concepteur du plan, l’économiste Jean Pisani-Ferry, a-t-on appris jeudi auprès de Matignon.

Le chef du gouvernement et l’ex-conseiller économique du candidat Macron doivent présenter les grandes lignes du plan quinquennal lundi matin à Matignon avec plusieurs ministres dont Bruno Le Maire (Economie) ou encore Muriel Pénicaud (Travail).

Edouard Philippe avait confié officiellement à M. Pisani-Ferry la mission de « concevoir et préparer (le) développement » du plan, lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, début juillet.

Selon des sources proches du dossier, les derniers arbitrages sont actuellement en cours pour ce plan, qui doit se concrétiser dès le budget 2018 présenté lui mercredi.

Les grands ensembles, qui figurent dans le programme d’Emmanuel Macron, doivent être confirmés lundi, selon ces sources: 15 milliards d’euros pour la formation professionnelle, 15 pour la transition écologique, cinq pour la santé, cinq pour l’agriculture, cinq pour les transports et cinq pour la réforme de « l’action publique ».

Mais la ventilation précise et le caractère réellement nouveau de ces dépenses doivent encore être précisés.

Le flou règne aussi largement sur le financement. Des fonds seront en partie recyclés des reliquats des programmes d’investissements d’avenir lancé sous le quinquennat Sarkozy.

L’Etat a également lancé un plan de privatisations partielles de ses participations dans plusieurs entreprises, pour 10 milliards d’euros, mais cet argent doit financer un autre fonds voulu par M. Macron, le fonds pour l’Innovation.

Début août, en Conseil des ministres, l’exécutif avait simplement indiqué que le plan serait « financé par des crédits budgétaires et par des instruments financiers innovants (fonds propres, prêts) ».

« Les crédits ouverts seront clairement identifiés comme tels et feront l’objet d’un suivi et d’une évaluation spécifiques », avait-t-on assuré le mois dernier.

Les dépenses doivent se faire « au service d’actions à caractère non pérenne, en vue d’effets durables, mesurables à horizon de la fin de la mandature », selon la communication d’Edouard Philippe du 2 août.

Lundi, le Premier ministre et Muriel Pénicaud recevront tout d’abord des représentants d’organisme de formation et des personnes en formation.

Puis se tiendra la « conférence de l’investissement » avec les membres du gouvernement et M. Pisani-Ferry, ainsi qu’une conférence de presse.

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