Le Maire s’attend à une « décrue » du chômage partiel « dans les semaines qui viennent »

PARIS, 18 mai 2020 (AFP) – Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a assuré lundi s’attendre à une « décrue » du chômage partiel « dans les prochaines semaines », d’autant que ce dispositif va évoluer dès le 1er juin.

Depuis le déconfinement il y a une semaine, l’économie française « démarre doucement comme une belle endormie », a affirmé le ministre sur France Info, citant comme exemple les secteurs du bâtiment et des travaux publics.

Selon ses chiffres, le nombre de chantiers à l’arrêt en France est passé de 45% au début du mois à 28% aujourd’hui. Dans le secteur des travaux publics, la chute est plus forte avec 17% qui sont encore immobilisés contre 80% début mai.

« Il y a un redémarrage de l’économie française et je souhaite qu’il s’accélère pour que nous puissions recréer de la richesse, recréer de la prospérité pour les Français et surtout recréer du travail », a ajouté M. Le Maire.

Si cette tendance se poursuit, il s’attend à « une décrue du chômage partiel dans les semaines qui viennent », d’autant que ce dispositif destiné à amortir le choc de la crise sera revu d’ici le 1er juin.

Le chômage partiel « c’est une situation d’urgence », « mais maintenir 100% de prise en charge du chômage partiel pour les entreprises par l’Etat, ce n’est pas une situation souhaitable sur le long terme », a-t-il assuré.

Le ministre a précisé qu’il était en contact avec la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, pour revoir le dispositif, avec un « reste à charge qui sera plus important pour les entreprises sur le chômage partiel ».

« D’ici le début du mois de juin, nous prendrons des dispositions pour encourager des entreprises à reprendre l’activité et éviter de se reposer uniquement sur le chômage partiel ».

Interrogé sur la décision de l’agence de notation Fitch d’abaisser vendredi la perspective de la France de stable à « négative », mais en maintenant sans changement la note AA, M. Le Maire a assuré ne pas être surpris.

« Nous nous attendions à ce qu’il y ait une évolution des perspectives. Je rappelle que ce n’est pas une dégradation », a-t-il expliqué.

Il a toutefois souligné que Fitch, « comme d’autres agences, insiste sur un point essentiel: l’économie française a des atouts considérables ».

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