Le matelassier Adova va supprimer 191 postes en France (proche dossier)

PARIS, 1 juin 2018 (AFP) – Adova, le fabricant français des matelas de marques Simmons, Dunlopillo et Treca (anciennement groupe Cauval), prévoit de supprimer 191 postes en France, soit près de 14% du total de ses effectifs, a appris l’AFP vendredi de source proche du dossier.

Ce projet se traduirait par 155 départs contraints « au maximum », le reste devant faire l’objet de départs volontaires et de reclassements internes, selon cette source.

Le plan était présenté vendredi aux représentants du personnel sur les sites concernés, avec lesquels des négociations devraient s’ouvrir prochainement.

La restructuration, qui va concerner des activités de la production et du service commercial, constitue une « étape nécessaire » pour assurer « la relance et la pérennité du groupe », a justifié le président d’Adova, Jacques Schaffnit, dans une lettre interne aux salariés que l’AFP s’est procurée.

Fin 2017, Adova avait dévoilé des objectifs de moyen terme, prévoyant de renouer avec les bénéfices à partir de 2019 et d’augmenter son chiffre d’affaires de 50% d’ici 5 ans. Le groupe avait alors prévenu que ces objectifs pourraient s’accompagner d’un « réajustement » des effectifs.

Né sur les cendres du matelassier Cauval, repris au printemps 2016 par le fonds d’investissement Perceva, Adova a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de quelque 200 millions d’euros, soit une hausse d’environ 10% sur un an.

Perceva avait repris plus de 1.400 salariés sur les quelque 1.660 que comptait Cauval en France au moment de son rachat.

Les suppressions de postes devraient être réparties sur cinq des sept usines que compte le groupe en France: Mantes-la-Jolie/Limay (Yvelines), Bar-sur-Aube (Aube), Mer (Loir-et-Cher), Le Coteau (Loire) et Saint-Amand-les-Eaux (Nord). Aucune fermeture n’est cependant prévue.

Le groupe est par ailleurs engagé dans la modernisation de son outil industriel, notamment pour accélérer ses délais de livraison: il a ainsi annoncé fin mai un projet d’investissement de 20 millions d’euros sur son site de Bar-sur-Aube.

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