Le Medef inquiet du conflit entre l’Urssaf et Uber 18/05/2016 – Dialogue et relations sociales – Marché du travail et emploi – Protection sociale PARIS, 18 mai 2016 (AFP) – Le Medef s’est inquiété mercredi des poursuites de l’Urssaf à l’encontre d’Uber pour requalifier ses chauffeurs en salariés, y voyant « une menace grave pour les nouvelles formes d’activité et d’emploi », et a alerté les pouvoirs publics sur les risques pesant sur les entreprises si elles étaient sanctionnées. « Le développement de nouvelles activités créées grâce à la révolution numérique est une opportunité pour la croissance et l’emploi », souligne l’organisation patronale dans un communiqué. « Mais le conflit ouvert entre l’Urssaf et Uber illustre une fois encore que les nouvelles activités ont un fort impact sur notre modèle social qui repose essentiellement sur le salariat », ajoute-t-elle. L’Urssaf poursuit Uber pour requalifier ses chauffeurs, aujourd’hui considérés comme des indépendants, en salariés, faisant valoir qu’il existe un « lien de subordination » entre eux et la plateforme. Selon l’Acoss, les plateformes collaboratives de service deviennent « un enjeu pour le financement » de la protection sociale en France, construit sur les salaires. « Le Medef alerte les pouvoirs publics sur cette affaire et ses conséquences et considère que l’erreur serait de vouloir faire rentrer ces nouveaux acteurs » dans ce modèle social basé sur le salariat, poursuit l’organisation, soulignant qu’en cas de requalification, les sanctions pourraient mettre en péril les entreprises et les emplois. Dans cette optique, elle appelle le gouvernement et l’Acoss à « prendre rapidement des mesures afin de sécuriser les entreprises au regard du risque de requalification sans alourdir le coût du travail ». « L’activité d’Uber et des nouvelles sociétés du numérique bouleversent nos modèles et posent des questions légitimes, notamment en termes de concurrence équitable entre les acteurs », a commenté Thibault Lanxade, vice-président du Medef cité dans le communiqué. « Mais c’est à notre

PARIS, 18 mai 2016 (AFP) – Le Medef s’est inquiété mercredi des poursuites de l’Urssaf à l’encontre d’Uber pour requalifier ses chauffeurs en salariés, y voyant « une menace grave pour les nouvelles formes d’activité et d’emploi », et a alerté les pouvoirs publics sur les risques pesant sur les entreprises si elles étaient sanctionnées.

« Le développement de nouvelles activités créées grâce à la révolution numérique est une opportunité pour la croissance et l’emploi », souligne l’organisation patronale dans un communiqué.

« Mais le conflit ouvert entre l’Urssaf et Uber illustre une fois encore que les nouvelles activités ont un fort impact sur notre modèle social qui repose essentiellement sur le salariat », ajoute-t-elle.

L’Urssaf poursuit Uber pour requalifier ses chauffeurs, aujourd’hui considérés comme des indépendants, en salariés, faisant valoir qu’il existe un « lien de subordination » entre eux et la plateforme.

Selon l’Acoss, les plateformes collaboratives de service deviennent « un enjeu pour le financement » de la protection sociale en France, construit sur les salaires.

« Le Medef alerte les pouvoirs publics sur cette affaire et ses conséquences et considère que l’erreur serait de vouloir faire rentrer ces nouveaux acteurs » dans ce modèle social basé sur le salariat, poursuit l’organisation, soulignant qu’en cas de requalification, les sanctions pourraient mettre en péril les entreprises et les emplois.

Dans cette optique, elle appelle le gouvernement et l’Acoss à « prendre rapidement des mesures afin de sécuriser les entreprises au regard du risque de requalification sans alourdir le coût du travail ».

« L’activité d’Uber et des nouvelles sociétés du numérique bouleversent nos modèles et posent des questions légitimes, notamment en termes de concurrence équitable entre les acteurs », a commenté Thibault Lanxade, vice-président du Medef cité dans le communiqué.

« Mais c’est à notre