Le Parlement a adopté définitivement le projet de budget 2016 de la Sécu

PARIS, 30 novembre 2015 (AFP) – Le Parlement a adopté définitivement lundi, par un ultime vote de l’Assemblée nationale, le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2016, qui vise notamment à ramener le déficit sous la barre des 10 milliards d’euros.

Ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a été approuvé par un vote à main levée, avec l’aval des socialistes, des radicaux de gauche et d’une partie des écologistes.

A l’inverse, la droite a voté contre, comme le Front de gauche, mais pour des motifs différents.

Au nom des élus du Front de gauche, Jacqueline Fraysse, a dénoncé une « spirale de régression qui accentue les inégalités ».

Les élus de droite ont regretté pour leur part que les propositions faites au Sénat, où l’opposition est majoritaire, aient été « balayées d’un revers de main », par exemple sur le recul de l’âge légal de départ à la retraite.

Au nom des députés Les Républicains, Gilles Lurton a expliqué s’opposer à « cette absence de vision pour l’avenir », disant craindre que ce budget « ne fasse que reporter les charges financières » à l’avenir, tandis que pour l’UDI, Philippe Gomes s’est dit « très dubitatif sur une réduction durable et significative du déficit de la Sécurité sociale ».

La ministre de la Santé Marisol Touraine a insisté de son côté sur le fait que le texte répondait à une « double exigence »: « la maitrise des dépenses tout en garantissant la progression des droits sociaux », le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert soulignant la « responsabilité lourde » liée au rétablissement de l’équilibre financier.

Le texte, dernier budget en année pleine du quinquennat, vise notamment à ramener le fameux « trou de la Sécu » à 9,7 milliards (contre 12,8 mds en 2015).

Il prévoit un taux historiquement bas pour la progression de l’Objectif national des dépenses d’Assurance maladie (ONDAM) fixée en 2016 à 1,75%, contre 2% en 2015.

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