Le PDG d’ADP « souhaite limiter au maximum les suppressions d’emplois »

PARIS, 26 juin 2020 (AFP) – Le PDG d’ADP Augustin de Romanet « souhaite limiter au maximum les suppressions d’emplois » au sein du groupe gestionnaire des aéroports parisiens, avec pour objectif « de maximiser les solutions » qui permettraient de les éviter, a-t-il déclaré vendredi sur RTL.

« Je souhaite limiter au maximum les suppressions d’emplois », a indiqué M. de Romanet interrogé sur les « ajustements » qu’il avait évoqués dans le Journal du Dimanche et qui ont provoqué l’inquiétude des syndicats d’ADP.

« Je ne me déroberai pas devant mes responsabilités de survie de l’entreprise et si je dois me mettre autour d’une table avec les syndicats pour discuter d’éventuelles suppressions d’emplois je le ferai », a-t-il poursuivi précisant que ces discussions auront lieu « dès le mois de juillet ».

« Ce que j’ai voulu, c’est siffler la fin de la récréation. Tous nos fournisseurs, tous nos clients pensent que nous sommes une poule aux d’or », a poursuivi le président du groupe, dont l’Etat est l’actionnaire majoritaire.

« Je n’exlus pas effectivement des mesures qui concernent l’emploi, je leur ai dit dans un webcast en direct le 12 juin », a-t-il précisé.

« Aujourd’hui mon objectif est de maximiser les solutions qui permettent d’éviter les suppressions d’emplois », a-t-il ajouté évoquant l’incitation à la « formation professionnelle ».

Le gestionnaire des aéroports parisiens, qui a redémarré vendredi les opérations à l’aéroport d’Orly fermé depuis près de trois mois, a été durement touché par la crise du Covid-19 qui a cloué les avions au sol.

Sur 2020, il anticipe une perte entre 50 et 60% du chiffre d’affaires, soit près de 2 milliards et demi d’euros.

Il a engagé un plan d’économies de 450 millions d’euros en réduisant notamment ses investissements de moitié et a mis 80% de ses 6.000 salariés en activité partielle depuis la mi-mars.

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