Le PDG de PSA veut rassurer les salariés d’Opel, mais évite de s’engager

Si l’usine d’Aulnay-sous-Bois (nord de Paris) a fermé en 2014, la décision avait été prise par la précédente équipe dirigeante de PSA, M. Tavares ayant rejoint le groupe cette même année.

Avec l’acquisition d’Opel et Vauxhall, ce sont onze usines européennes – six sites de montage et cinq dédiés à la production de pièces -, le centre d’ingénierie de Rüsselsheim en Allemagne, et 40.000 salariés qui vont rejoindre le groupe français.

En Allemagne, les représentants du personnel d’Opel se montrent pour le moment vigilants mais plutôt bienveillants à l’égard de PSA, tout en demandant à être consultés sur la suite des discussions.

« Les accords collectifs existants (en Allemagne, NDLR) apportent de la sécurité pour les sites de production et l’emploi dans cette importante période de transition », mais « les employés d’Opel (…) attendent une sécurité à long terme », a estimé Jörg Köhlinger, responsable du puissant syndicat allemand IG Metall.

Et dans un communiqué commun, la ministre allemande de l’économie, Brigitte Zypries, et les dirigeants des Etats régionaux de Rhénanie-Palatinat, de Hesse et de Thuringe, jugent « positif qu’il existe un engagement sur le maintien des sites (de production), des emplois et des investissements et sur le maintien d’Opel/Vauxhall en tant que marque autonome avec son propre management ».

Ils estiment qu' »il reste cependant des pas à faire. Les contrats doivent être passés en revue de manière intensive, en particulier par les représentants du personnel. La transparence dans être assurée dans ce processus ».

PSA a annoncé lundi l’acquisition pour 1,3 milliard d’euros d’Opel/Vauxhall, se plaçant ainsi sur la deuxième marche du podium des constructeurs européens derrière Volkswagen.

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