Le plan « un jeune, une solution »: embauches, formation et accompagnement

PARIS, 23 juillet 2020 (AFP) – Voici les principaux points du plan « un jeune, une solution », dévoilé jeudi par le gouvernement, en prévision de l’arrivée de 750.000 jeunes sur le marché du travail à la rentrée.

Entrée dans la vie professionnelle

– Une compensation de cotisations sociales de 4.000 euros maximum, soit 1.000 euros par trimestre pendant un an, pour tout jeune de 25 ans et moins recruté entre août et fin janvier sur un contrat d’au moins trois mois. Le gouvernement table sur 450.000 contrats signés grâce à ce coup de pouce.

– Une aide de 5.000 euros pour recruter un alternant (en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) de moins de 18 ans ou de 8.000 euros pour un majeur entre le 1er juillet et le 28 février, sans condition sur le nombre d’apprentis pour les entreprises de moins de 250 salariés. Le gouvernement mise sur 230.000 contrats d’apprentissage et 100.000 contrats de professionnalisation bénéficiant de la prime.

– Une prime supplémentaire de 4.000 euros sera versée pour 1.000 jeunes recrutés dans des TPE et PME sur des métiers centrés « autour de la transformation écologique des modèles économiques ».

– 100.000 missions de service civique supplémentaires (20.000 cette année, 80.000 en 2021) pour des engagements associatifs.

– 2.500 jeunes orientés vers des emplois dans le monde du sport dans le cadre de l’action de l’Agence nationale du sport.

Formation professionnelle

– 100.000 nouvelles formations qualifiantes ou pré-qualifiantes concentrées sur les métiers d’avenir (écologie, santé, numérique…) seront proposées. Cela représente une hausse de 10% du PIC (plan d’investissement dans les compétences) qui prévoit la formation d’un million de demandeurs d’emploi et de jeunes dans le quinquennat.

– 16.000 formations dans le secteur du soin pour doubler les capacités de formation des aides-soignants, des infirmières et des auxiliaires de vie dans les cinq prochaines années.

– 35.000 formations numériques pour les jeunes non-qualifiés en 2020 et 2021.

– Des parcours individualisés pour 35.000 décrocheurs entre 16 et 18 ans grâce à un programme de 4 mois de l’Afpa d’ici fin 2021.

– 26.500 places supplémentaires pour poursuivre des formations en université ou en lycée à la rentrée 2020.

– revalorisation de la rémunération des stagiaires en formation professionnelle au 1er janvier: de 130 à 200 euros pour les 16-18 ans, de 330 à 500 pour les 18-25 ans.

Accompagnement des plus éloignés de l’emploi

– 60.000 contrats aidés supplémentaires dans le secteur aidé public ou associatif (les Parcours emploi compétences).

– 60.000 contrats aidés dans le secteur marchand, les Contrats initiative emploi (CIE). Le salarié recruté en CIE est un salarié à part entière mais l’employeur peut bénéficier d’une aide représentant jusqu’à 47% du Smic brut horaire).

– Fléchage vers les jeunes de 35.000 contrats d’insertion par l’activité économique.

– Augmentation de 50% des places en Garantie jeunes pour atteindre 150.000 possibilités en 2021. Le jeune suit un accompagnement renforcé en mission locale (ateliers collectifs et expérience professionnelle) pendant un an et touche une allocation mensuelle de 497 euros.

– 80.000 parcours contractualisés d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea) supplémentaires. C’est le cadre contractuel de l’accompagnement en mission locale.

– Doublement du nombre de jeunes bénéficiant d’un suivi renforcé à Pôle emploi.

– 3.000 places supplémentaires d’ici 2022 dans le dispositif Sesame: accompagnement vers les métiers du sport et de l’animation.

far/bfa/dlm