Le président de la CCI Paris dit redouter la suppression d’un millier de postes

PARIS, 19 octobre 2018 (AFP) – Le recul des crédits alloués par l’Etat aux chambres de commerce et d’industrie (CCI) va se traduire par la suppression d' »environ 1.000 postes » au sein de la CCI Paris Ile-de-France, a dénoncé son président vendredi dans un entretien au Parisien.

« Il y aura de nouvelles suppressions de postes », a affirmé Didier Kling au quotidien.

Il a notamment estimé qu' »environ 1.000 postes » disparaîtraient au sein de la CCI Paris Ile-de-France en « moins de quatre ans », alors que l’entité a déjà perdu « 1.000 postes sur 5.200 en deux ans ».

« Pour moi, c’est un service public qui est atteint », a souligné M. Kling, estimant que le choix du gouvernement de réduire les crédits alloués aux CCI était « court-termiste ».

Le gouvernement a notamment prévu une baisse de 400 millions d’euros d’ici quatre ans des crédits alloués aux CCI, dont 100 millions l’an prochain. Cet effort doit se traduire par des suppressions de postes.

L’Assemblée nationale a voté fin septembre la réforme des chambres de commerce et d’industrie, prévue dans le cadre du projet de loi Pacte, le gouvernement défendant une « transformation en profondeur » là où l’opposition a surtout vu une « volonté d’économie ».

La décision du gouvernement de réduire les crédits alloués aux CCI était intervenue après la remise en mars d’un rapport de l’inspection générale des finances, qui avait appelé à un « recentrage » de la mission des CCI, financées par la taxe sur les frais de chambre.

Ce rapport appelait également les chambres à prendre des mesures de « rationalisation », susceptibles d’engendrer des réductions d’effectifs de l’ordre de 2.500 équivalents temps plein, sur un total de 21.000 emplois.

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