Le syndicat CFDT condamné aux prud’hommes en tant qu’employeur

PARIS, 15 mars 2018 (AFP) – La confédération CFDT a été condamnée mercredi par le conseil de prud’hommes de Paris pour non-respect de ses obligations d’employeur envers une salariée, indique Le Monde sur son site internet, une information que confirme partiellement le syndicat.

La salariée, assistante politique d’un secrétaire confédéral, estime que son employeur avait manqué à son obligation légale de préservation de sa santé physique et mentale dans une situation qu’elle a dénoncée comme un « harcèlement moral » de la part de son supérieur, selon le quotidien.

Ce supérieur est chargé des questions de santé au travail à la CFDT.

Le syndicat doit verser 40.000 euros au titre d’indemnités de licenciement et 22.745 euros de préjudice, a expliqué Didier Cauchois, responsable des ressources humaines de la CFDT.

Il a toutefois réfuté les accusations de harcèlement. « Je n’ai pas d’éléments tangibles qui viennent étayer une quelconque violation des règles élémentaires de vie entre collègues » ou « en termes de harcèlement », assure-t-il.

Les motivations du conseil des prud’hommes ne sont pas encore disponibles, mais M. Cauchois interprète la décision comme « un rejet des prétentions principales de la salariée concernant le harcèlement moral ». Cette dernière avait demandé 260.000 au titre au titre du préjudice subi.

Selon Le Monde, l’employée tra