Le taux de pauvreté toujours stable en 2015, à 14,2% (Insee)

PARIS, 12 septembre 2017 (AFP) – Le taux de pauvreté est resté stable en France en 2015 par rapport à 2014, à 14,2% de la population, soit 8,9 millions de personnes, mais « l’intensité » de cette pauvreté a elle « diminué », selon une étude de l’Insee publiée mardi.

Les personnes touchées sont celles vivant en-dessous du seuil de pauvreté monétaire de 1.015 euros par mois, seuil égal à 60% du niveau de vie médian de la population.

Ce niveau de vie médian s’établissait à 1.692 euros mensuels, la moitié de la population disposant d’un niveau de vie inférieur, l’autre moitié d’un niveau de vie supérieur.

Le taux de pauvreté enregistré en 2015 est supérieur de 0,2 point à celui de 2014, mais cet écart n’est « pas significatif d’un point de vue statistique », d’après les auteurs de l’étude.

« Fait notable » de 2015, en revanche, l’intensité de la pauvreté a selon eux diminué, c’est-à-dire que le niveau de vie de la population pauvre s’est rapproché du seuil de pauvreté.

La moitié des personnes pauvres avaient ainsi un niveau de vie inférieur à 815 euros par mois, (19,6% de moins que le seuil de pauvreté), alors qu’en 2014, elles avaient un revenu inférieur à 807 euros par mois (20,1% de moins que le seuil de pauvreté d’alors, de 1.010 euros par mois).

Un résultat « en partie » imputable à des mesures sociales « ciblées sur les populations les plus fragiles » comme « la majoration de 9% du complément familial versé aux familles nombreuses les moins aisées » ou encore la « nouvelle revalorisation de 2% du revenu de solidarité active (RSA) ».

La pauvreté reste « très liée au statut d’activité »: 37,6% des chômeurs sont pauvres, contre 17,3% des indépendants et 6,5% des salariés, l’Insee recensant par ailleurs un peu plus de 7% de retraités pauvres.

Plus généralement, le niveau de vie médian de l’ensemble de la population, de 20.300 euros par an, a poursuivi la stagnation observée depuis le début de la crise en 2008 malgré une légère augmentation.

Les niveaux de vie des 10% les plus aisés (au-delà de 37.510 euros par an) sont repartis à la hausse après trois années de baisse, tandis que ceux des moins aisés ont stagné, à part pour les 10% les plus modestes, qui ont bénéficié d’une légère augmentation (+0,3%, en dessous de 10.860 euros par an).

Après une forte baisse en 2013, « les inégalités globales » restent stables depuis 2014.

ac/db/m