Le télétravail ne doit pas devenir la norme, estime le patron du Medef

PARIS, 4 juin 2020 (AFP) – Le télétravail, encouragé depuis le début de la crise sanitaire, ne doit pas devenir la norme, a estimé jeudi le président du Medef pourqui les Français ont « besoin de retourner au travail ».

Le télétravail « n’est pas l’alpha et l’oméga », a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux sur Europe 1.

Il s’agit d’une « solution » qui a « amené beaucoup de satisfaction pour certains salariés mais aussi des contraintes, des burn-outs, des problèmes de management au sein des entreprises », a-t-il ajouté.

« Je crois qu’on a besoin de retourner au travail », de « se voir », de « se parler », de « recréer de la richesse tous ensemble », a souligné le président du Medef qui « va lancer, avec les partenaires sociaux, un bilan » sur cette période.

A l’heure où de nombreuses entreprises sont en difficulté, il faut « tout faire pour préserver l’emploi », a également estimé M. Roux de Bézieux qui participe jeudi à une réunion à l’Elysée pour chercher des solutions à la crise liée à l’épidémie.

Pour cela, les « efforts » devront être « partagés », a-t-il ajouté.

L’organisation patronale demande en particulier des mesures pour favoriser le recrutement des plus jeunes.

« Il y a un coup de frein énorme sur l’embauche des jeunes » et « on ne veut pas qu’il y ait une génération sacrifiée », a affirmé le patron des patrons.

Le Medef a réclamé notamment une aide de 10.000 euros pour le recrutement d’un apprenti.

« Oui, il y aura des effets d’aubaine (…) mais je crois qu’il faut l’accepter », a précisé M. Roux de Bézieux.

L’organisation patronale est également en faveur d’un allègement de charges pour les entreprises qui proposeront un premier CDI aux jeunes.

« Tirons les leçons de ce qui s’est passé » lors de la crise de 2008 « et montrons collectivement qu’on est capable de ne pas fermer la porte », a proposé le patron des patrons: il a cité à cet effet une étude selon laquelle les personnes ayant mal démarré sur le marché du travail dans le contexte de crise en 2008-2009 étaient encore pénalisées aujourd’hui.

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