Le traiteur Géo, filiale de FTL, placé en redressement judiciaire

PARIS, 4 juillet 2017 (AFP) – Le traiteur Géo a été placé lundi en redressement judiciaire a indiqué mardi sa maison mère en pleine restructuration, le groupe Financière Turenne Lafayette (FTL), confirmant une information du journal Le Monde.

« Le choix de cette procédure technique a été fait pour faciliter la cession » future, comme le groupe l’a déjà fait pour d’autres filiales, a indiqué à l’AFP une porte-parole du groupe.

« La direction est toujours en contact avec des candidats à la reprise qui doivent encore finaliser leur offre », a-t-elle ajoutée.

Le traiteur Géo, situé à Ablis dans les Yvelines, emploie une centaine de personnes, selon FTL.

Selon Le Monde, Géo n’est plus en mesure de payer ses fournisseurs, a cessé son activité début juin et demandé à ses salariés de rester chez eux.

L’entreprise a été « placée deux mois en redressement judiciaire, le temps pour un repreneur potentiel de formuler son offre qui fera figure de dernière chance pour sauver le site et une partie des emplois après qu’un groupe américain a finalement jeté l’éponge », a pour sa part assuré le syndicat FGTA-FO mardi dans un communiqué.

Selon le syndicat « ce repreneur est un spécialiste des fruits secs qui s’est montré fortement intéressé par la situation géographique du site et sa superficie afin d’y faire du stockage et éventuellement du conditionnement ».

Quelque « 30 à 40 salariés pourraient être conservés sur un total de 90 », ce qui signifie que « malgré les efforts consentis, 50 d’entre eux au minimum vont donc se retrouver sous peu définitivement licenciés », assure FO.

Le groupe FTL, très connu pour ses marques grand public comme William Saurin ou Garbit, est en pleine restructuration après avoir frôlé la disparition en 2016, suite à la découverte du trucage de ses comptes.

Depuis, la nouvelle direction travaille à vendre à la découpe les différents pôles du groupe.

L’activité pâtes fraîches (150 salariés) est reprise par la société Pastacorp (Lustucru et Rivoire & Carret) et celle de l’activité charcuterie (1.400 salariés) par la coopérative bretonne Cooperl.

Par ailleurs, FTL a abouti à un accord avec Cofigeo et le groupe agricole coopératif Arterris pour la reprise de l’activité plats cuisinés (950 salariés).

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