Les associations familiales appellent les candidats à revenir sur plusieurs réformes

 

09/03/2017 – Action sociale/Collectivités territoriales – Protection sociale

PARIS, 9 mars 2017 (AFP) – L’Union nationale des associations familiales (Unaf) a appelé jeudi les candidats à la présidentielle à revenir sur plusieurs réformes du quinquennat, comme la réforme du congé parental ou la modulation des allocations familiales en fonction des revenus.

« Des efforts ont été consentis ces dernières années pour créer des places d’accueil pour la petite enfance, mieux accompagner les parents séparés, lutter contre la radicalisation et prévenir le surendettement », a concédé la présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc, devant la presse.

Mais la « confiance sur le long terme » a selon elle été « entamée » par « des plans successifs d’économies engagés depuis 2008, que les revalorisations de prestations pour les plus modestes n’ont pas compensés ».

L’Unaf a présenté à l’attention des candidats à l’Elysée ses propositions « pour un plan quinquennal en faveur des familles », parmi lesquelles la « première priorité » est de revenir sur la réforme du congé parental instaurée en 2015.

Cette réforme a modifié la durée du congé parental dans l’objectif, selon le gouvernement, de mieux le répartir entre les deux parents car il est pris à 96% par des femmes. A partir du deuxième enfant, sa durée est restée de trois ans seulement s’il est partagé (deux ans pour un parent, un an pour l’autre).

L’Unaf demande que la durée de trois ans « sans obligation de partage » soit rétablie, et que le congé soit mieux rémunéré car le montant forfaitaire de 391 euros par mois versé pour un congé à plein temps est dissuasif.

« Dans un pays comme la Suède où le congé parental est extrêmement populaire, sa rémunération est de 76% du salaire avec un plafond de 3.953 euros », a souligné l’Unaf.

Elle demande également aux candidats de revenir sur la modulation des allocations familiales en fonction des revenus instaurée en 2015, qui a touché durement selon elle « les familles nombreuses ».

S’appuyant sur les chiffres de l’Insee, l’Unaf fait valoir que la présence d’un enfant réduit de 4.270 euros par an le niveau de vie médian d’un couple.

L’Unaf souhaite aussi le rétablissement du versement de la prime de naissance « avant la naissance », et non plus aux deux mois de l’enfant comme c’est le cas depuis 2015, ou encore le « rétablissement de la place du juge dans les procédures de divorce ». Depuis janvier 2017, divorcer par consentement mutuel ne nécessite plus d’aller au tribunal.

Un sondage Ifop réalisé pour l’Unaf du 18 au 27 janvier auprès de 790 parents avec enfants de moins de 25 ans a montré que leurs préoccupations principales sont la sécurité, l’emploi, la qualité de l’enseignement, l’équilibre vie professionnelle/vie familiale et le coût de la vie.

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