Les dentistes s’engagent à un « reste à charge zéro » pour certaines prothèses

PARIS, 1 juin 2018 (AFP) – Deux syndicats de dentistes se sont prononcés en faveur d’une nouvelle convention avec l’Assurance maladie, ouvrant la voie au remboursement intégral de certaines prothèses dans le cadre du « reste à charge zéro » promis par Emmanuel Macron.

« On a accepté de signer cette convention, qui va dans le bon sens même si elle ne résout pas tous les problèmes », a déclaré vendredi Thierry Soulié, président de la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD).

La signature du texte devrait être effective « d’ici trois semaines », a-t-il ajouté.

Jeudi, l’Union dentaire avait également donné mandat à son président, Philippe Denoyelle, « pour signature de cette convention », selon un message publié sur le site internet du syndicat.

L’accord, négocié depuis septembre, a fait l’objet d’une ultime séance de discussion la semaine dernière. A cette occasion, la FSDL, premier syndicat de la profession, a quitté la table en rappelant son opposition au « reste à charge zéro », accusé d’encourager « un modèle d’efficience low-cost ».

La signature de la CNSD et de l’Union dentaire sera toutefois suffisante pour valider la nouvelle convention, qui s’appliquera à tous les dentistes.

Ce document prévoit de plafonner les prix de la majorité des prothèses dentaires, en contrepartie d’une revalorisation des « soins conservateurs » (traitement des caries, détartrage par exemple) et de la création de nouveaux actes. Dans l’ensemble, le gain net pour les dentistes sera à terme supérieur à 230 millions d’euros par an.

Les premières mesures entreront en vigueur au 1er avril 2019, puis certaines prothèses seront remboursées à 100% à partir du 1er janvier 2020.

D’ici 2023, ce « reste à charge zéro » doit être étendu à près de la moitié (46%) des prothèses dentaires, tandis qu’un quart (25%) bénéficiera d’un « reste à charge modéré » avec des prix plafonnés. Les autres actes (29%) resteront à tarifs libres.

« Cette convention est une étape. On ne peut pas passer d’un coup du tout curatif au tout préventif mais on tend vers ce système », a estimé M. Soulié.

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