Les dépenses de santé de retour fin mai au « niveau d’avant confinement » (Assurance maladie)

PARIS, 23 juin 2020 (AFP) – Stoppées net mi-mars et restées « au plancher » en avril, les dépenses de santé ont rebondi en mai, retrouvant même « à la fin du mois leur niveau d’avant confinement », avec toujours plus d’arrêts de travail et mois de remboursements de soins que la normale, à indiqué mardi l’Assurance maladie.

Le creux de la vague est passé pour les « soins de ville », même si la plupart des professions restent sous la ligne de flottaison, comme les dentistes, dont les remboursements étaient encore en recul de 41% par rapport à mai 2019 (contre -94% en avril), précise la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) dans un communiqué.

Les kinés (-56%), les médecins spécialistes (-29%), les généralistes (-14%), les laboratoires de biologie médicale (-9%) et les pharmaciens (-2%) sont également remontés, plus ou moins vite, vers la surface.

Peu d’amélioration en revanche pour les transports sanitaires (-33%) et les établissement de santé privés (-23%), alors que les hôpitaux publics (+4%) et les infirmiers (+2%) sont restés à flot durant toute la crise sanitaire.

Dans l’ensemble, ces dépenses « ont augmenté de façon continue » de fin avril à fin mai, mais restent à « des niveaux encore inférieurs à ceux observés avant le confinement ».

A l’inverse, les indemnités journalières « sont encore assez largement au-dessus de leurs niveaux » antérieurs (+79%), après leur explosion en avril (+87%) du fait des nombreux arrêts maladie pour garde d’enfant ou pour les personnes « vulnérables » au coronavirus.

Dans l’ensemble, les dépenses (corrigées des variations saisonnières) ont reculé de 1,7% par rapport à mai 2019. La tendance sur douze mois a ralenti à 1,6%, contre 3,1% en février.

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