Les employeurs du spectacle pour une mise en oeuvre « rapide » de l’accord sur les intermittents

PARIS, 25 mai 2016 (AFP) – Les employeurs du monde du spectacle vivant ont appelé mercredi à une « transcription rapide » dans la convention d’assurance chômage de l’accord sur les intermittents conclu unanimement par la profession.

« En cohérence avec les échanges réalisés lors de la négociation, l’accord a été évalué dans une fourchette d’économies allant de 84 à 93 millions d’euros », rappelle la Fesac (Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma), en s’appuyant sur le chiffrage établi mardi par un comité d’expertise chargé d’évaluer l’impact financier des mesures adoptées.

Cette estimation est à rapporter aux 105 millions d’euros d’économies demandés au secteur par la lettre de cadrage des partenaires sociaux interprofessionnels. L’avis des experts doit servir de base aux partenaires sociaux interprofessionnels pour approuver ou non l’accord conclu par les acteurs du spectacle.

La CGT-Spectacle avait estimé mardi que l’évaluation des experts revenait à « valider globalement l’accord intermittents ».

L’accord du 28 avril, approuvé par la partie patronale (Fesac) et l’ensemble des syndicats de la profession (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC), prévoit notamment d’assouplir les conditions d’affiliation au régime des intermittents (507 heures de travail sur 12 mois, au lieu de 10 mois pour les techniciens et de 10 mois et demi pour les artistes) et d’augmenter d’un point les cotisations patronales d’assurance chômage finançant le régime, de 8% à 9% du salaire brut.