Les médecins ont perçu une prime d’objectif de 4.593 euros en moyenne en 2016

PARIS, 24 avril 2017 (AFP) – Les médecins ont perçu une prime de 4.593 euros en moyenne en 2016, au titre de la rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp), a annoncé lundi l’Assurance maladie qui dresse un bilan « globalement positif » de cette mesure visant à améliorer les pratiques.

Versée depuis 2012 aux médecins libéraux en complément du paiement à l’acte en fonction de leur réponse à un certain nombre d’indicateurs, la Rosp est destinée à améliorer la prise en charge des malades chroniques, les prescriptions, l’organisation du cabinet, ou encore à favoriser la prévention.

En 2016, les 90.710 médecins concernés ont touché « une rémunération moyenne complémentaire annuelle de 4.593 euros » contre 4.514 en 2015, soit une hausse de 1,8%, a indiqué l’Assurance maladie.

Pour les médecins généralistes, principaux concernés, la prime a atteint en moyenne 6.983 euros (+3,4% par rapport à 2015). Pour les spécialistes, « dans leur très grande majorité uniquement concernés par le volet organisation » du cabinet (télétransmission des feuilles de soins, logiciels informatiques sécurisés) la moyenne reste stable à 951 euros.

Le taux d’atteinte des objectifs, (calculé en fonction de la rémunération potentielle maximale et celle versée), a progressé entre 2015 et 2016, mais dans une moindre mesure que les années précédentes, passant de 68,3% à 70,1%.

« Au total l’ensemble de la Rosp représente une dépense brute de 416,6 millions d’euros en 2016 pour l’Assurance maladie » (contre 294,4 millions en 2012).

« Entre 2012 et 2016, cet investissement a crû de 41,5%, à un rythme moyen annuel de 9,1%, en raison de l’évolution positive des résultats de la Rosp en matière de santé publique, d’efficience et de modernisation du cabinet », se félicite la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnamts).

« Après cinq années de mise en oeuvre, le bilan de la Rosp est globalement positif et témoigne de son intérêt comme levier d’évolution des pratiques des médecins libéraux », souligne-t-elle.

« La mesure n’aura cependant pas réussi à inverser la tendance à la baisse des pratiques de dépistage et de vaccination qui connaissent depuis plusieurs années un contexte de défiance », écrit-elle.

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